Pédophilie |
Comme dit en note (1) de fin de texte : "Des perquisitions menées au siège de la congrégation d'Argenteuil en 2003 et à celui de Louviers en 2005 n'ont pas permis de trouver une trace écrite de l'audition du violeur par le comité judiciaire interne." Voici la page 4 de MR dont la note (1) relate l'affaire douloureuse de pédophilie ayant touchée une jeune victime de 11 ans.
Quoique l'affaire revêt des inexactitudes quant à l'identité de l'auteur qui était jeune homme au moment des faits, qui n'était pas "dirigeant de congrégation", et qui n'a été en outre condamné qu'""à seulement 5 ans de prison avec sursis au lieu de 12 " (cf. Droit de réponse de Jean Marie Bockaert, président de l'ACTJF, publiée dans Mouvements Religieux de septembre 2007 N° 316 p.2), la note (1) se questionne sur le fait de savoir pourquoi la Société Watch Tower et les Témoins de Jéhovah de Louviers peuvent être accusés de non-dénonciation d'un acte délictueux de pédophilie.
De notre côté, nous pouvons, grâce au document interne du Béthel de Louviers de 2001, que tenter de montrer, in fine, comment un système opacifié, et voulu comme tel, de croisement d’envoi de documents expédiés en original à Louviers par un comité judiciaire portant à sa connaissance des faits constitutifs d’exclusion commis par le membre désigné de la congrégation et punissables par la loi et de retour d’accusé de réception creux en lui-même de toutes mesures d'égard envers la victimes peut déjouer toutes tentatives de la justice d’instruire une affaire au pénal et de rechercher matériellement les écrits de synthèse de l’audition du coupable. Car il apparaît bien de l’Aide-mémoire à l’usage des anciens que toutes copie et notes des faits couchés par écrit et signifiés au Béthel doivent être détruits dès réception du formulaire S-79b tamponné par le Béthel et qui en marque le feu vert explicite.
Ainsi que relaté dans la note (1) de l’article de MR, il devient plus évident qu’un officier de police judiciaire agissant sur commission rogatoire ou un juge d’instruction ne trouve nulle part, lors d’une perquisition, trace écrite d’une affaire mettant aux prises un justiciable Témoin de Jéhovah et la justice, si elle a été déjà traitée préalablement par les anciens Témoins de Jéhovah siégeant en comité judiciaire.
C’est le secrétaire de congrégation qui disposera à son domicile le plus souvent de tous les dossiers traités et de la correspondance échangée avec le Béthel et des courriers adressés à la congrégation que voudra lui remettra le surveillant président après en avoir pris connaissance.
En cette affaire évoquée en 2003, les traces originales des faits examinés et couchés par écrit sous forme de synthèse authentifiée par les trois anciens du siège judiciaire d’alors, cheminaient en courrier ordinaire sous "enveloppe bleue", elle-même adressée dans une "enveloppe classique" jusqu’au Béthel de Louviers. Connaissance prise de celle-ci, un mandataire désigné la mettait au secret hors l’enceinte même du Béthel à défaut de l’avoir sinon détruite. Il aurait été surréaliste de concevoir, plus de deux années plus tard en 2005, qu’il n’y aurait encore une petite chance de retrouver quoi que soit de cette affaire fût-ce lors d’une perquisition au siège de l’organisation qui se fait fort d’être l’incarnation même d’une Tour de garde imprenable !
Liens : Aide-mémoire à l’usage des anciens (À conserver dans le manuel ks91, page 109.)
La conduite des témoins de Jéhovah envers les pédophiles pose problème ...