L’INCONNU DE LA SOIXANTE DIXIEME SEMAINE.

 

 

 

 

 

Comment se fait-il que les juifs d’aujourd’hui attendent toujours le Messie alors que le prophète Daniel avait annoncé, avec précision, la date de sa venue ?

 

 

Le prophète s’est-il trompé ?

 

Selon lui le Messie devait apparaître lors de la soixante dixième semaine (de semaines d’années valant 7 ans chacune), soit 490 ans (70 x 7 ans) après les soixante dix ans de captivité des juifs à Babylone.

 

Jé 29:10 (v. Segond) “.. voici, ce que dit l’Eternel: Dès que soixante dix ans seront écoulés pour Babylone, je me souviendrai de vous, et j’accomplirai à votre égard ma bonne parole, en vous ramenant dans ce lieu (à Jérusalem).”

 

 

C’est en s’interrogeant sur ces soixante dix ans que le prophète Daniel reçu la visite de l’archange Gabriel pour lui expliquer la suite des événements.

 

Da 9:23-27 (v. Segond) “.. sois attentif à la parole et comprend la vision ! Soixante dix semaines (de semaines d’années valant 7 ans chacune) ont été fixées pour ton peuple et sur ta ville sainte.. pour sceller la vision et le prophète, et pour oindre le saint des saint. Sache-le donc et comprends ! Depuis le moment ou la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie, jusqu’au Messie, au Conducteur, il y a sept semaines (7x7ans = 49 ans) et soixante deux semaines (62 x 7 ans = 434 ans).. après les soixante deux semaines, le Messie sera retranché (mis à mort), et il n’aura pas de successeur.. il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine (7 ans) et au milieu de la semaine (après trois ans et demi) il fera cesser le sacrifice et l’offrande (rendra caduc le sacerdoce du Temple); le dévastateur (qui viendra plus tard)...“

 

 

 

 

En dehors de l’explication sur les septenaires (les semaines d’années) Gabriel annonça la venue d’un oint (un messie) peu ordinaire puisqu’il devait (selon la version Z. Khan):

 

Eteindre la rébellion.

Mettre fin au péchés.

Effacer l’iniquité.

Etablir la justice éternelle.

Réaliser la vision et (la parole).

Faire l’onction du saint des saint.

Etre supprimé sans successeur légitime.

 

Le peuple juif peut-il raisonnablement penser que tout cela ne s’est pas produit à la date fixée ou que le seul oint qu’il reconnaisse alors (le grand prêtre Onias) a accompli toutes ces choses ?

 

Il est légitime de comparer ce qui était annoncé avec ce qu’était ou ce qu’a fait Onias.

 

Le oint (le messie) devait donc:

 

Eteindre la rébellion (des hommes contre Dieu) et pour cela obtenir le pardon des péchés de l’humanité.

Onias a-t-il obtenu ce pardon ?

 

Mettre fin aux péchés (a la conséquence des péchés c’est a dire à la mort).

Onias a-t-il reçu le pouvoir de pardonner les péchés et de ressusciter ceux qui en seront dignes ?

 

Effacer l’iniquité (les fautes) en payant la rançon selon la Loi (vie pour vie) à celui (Lucifer) qui avait capturé Adam et ses descendants ?

Onias avait-il reçu la même vie qu’Adam pour pouvoir payer (par sa mort) la rançon des hommes ?

 

Etablir la justice éternelle (justifier ceux qui seront dignes d’obtenir la Vie éternelle).

Onias pouvait il désigner ceux qui obtiendront la Vie éternelle ?

 

Réaliser la vision et la parole (en accomplissant les prophéties qui concerne le Messie).

 

Mi 5:1 “ Et toi, Bethléhem Ephrata, petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi (l’Eternel) celui qui dominera sur Israël (1), et dont les activités remontent aux temps anciens, aux jours de l’éternité (a l’aube de la création).

Onias était-il né à Bethléhem ? avait-il été un ange du début de la création (2) ?

 

Es 11:1-4,10 “.. un rameau sortira du tronc d’Isaï, et un rejeton sortira de ses racines. L’Esprit de l’Eternel reposera sur lui.. il jugera le pauvre avec équité, et il prononcera avec droiture un jugement sur les malheureux de la terre.. En ce jour (le grand jour du jugement (3)) le rejeton d’Isaï sera là comme une bannière pour les peuples: les nations se tourneront vers lui, et la gloire sera sa demeure. (cf aussi Ro 15:22).”

J’ignore si Onias était un rejeton d’Isaï mais a-t-il reçu le pouvoir de juger la terre et sera-t-il celui vers qui toutes les nations de la terre se tourneront ?

 

Es 53:1-2 “ Qui (d’Israël) a cru ce qui était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Eternel (celui qui agissait pour Dieu en le représentant) ? Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée; Il n’avait ni beauté ni éclat pour attirer notre regard et son aspect n’avait rien pour nous plaire.”

Par ses fonction de grand prêtre Onias n’attirait-il pas les regards ? Passait il inaperçu ? Etait-il le bras de l’Eternel ?

 

Faire l’onction du saint des saint (consacrer un temple).

Onias a-t-il consacré un nouveau temple ?

 

Etre supprimé et ne pas avoir de successeur légitime (mourir sans successeur en étant le seul a avoir accompli ces tâches).

Onias a été assassiné mais n’a-t-il pas eu de successeur ?

 

 

Si votre réponse est oui à toutes ces questions, y-a-t-il adéquation entre la vie d’Onias et la chronologie annoncée ?

 

Si Onias ne correspond pas a ce qui était annoncé, qui d’autre a pu le faire sinon Jésus de Nazareth ?

 

 

L’historicité de Jésus de Nazareth peut-elle être mise en doute ?

 

Certainement pas car les témoignages a son sujet sont suffisamment nombreux pour cela.

 

Sources juives.

 

L’existence de Jésus n’a jamais été mise en doute par la tradition juive. Les mentions très polémiques du Talmud n’utilisent jamais cet argument pas plus que les Toledot Yeshou (parodies des évan­giles) qui visent à discréditer sa naissance virginale, sa filiation divine, sa thaumaturgie, sa résurrection, mais jamais son existence.

 

C’est le Talmud de Babylone, datant du 2° siècle, qui authentifie le mieux son existence. Il y est dit: “Voici ce qui est transmis: Le jour de la préparation de la Pâque on pendit Yeshou de Nazareth. Un hérault avait marché devant lui quarante jours en disant: “Il doit être lapidé”.

 

La “Guerre juive” et les “Antiquités judaïques” (oeuvres de l’historien juif Flavius Joseph) font aussi référence, par deux fois, à l’existence de Jésus.

Dans les “Antiquités” (xx,200) où Flavius Joseph mentionne le martyr de Jacques exécuté en l’an 62: “Le grand prêtre Anan convoqua une assemblée de juges et fit amener le nommé Jacques, frère de Jésus dit le Christ, et quelques autres, les accusa d’avoir transgressé la Loi et les livra à la lapidation.”

 

Dans le “Témoignage de Flavien” (XVlll,63-64) dont l’authenticité de certains passages est contestée (ceux-ci étant soupçonnés d’avoir été insérés au lll° siècle), personne ne nie pour autant la référence à Jésus que fait Flavius Joseph car il existe une recension de ce texte rapportée par Agapios (évêque de Hiérapolis au X° siècle) qui en reprend les éléments: A cette époque-là, il y eut un homme sage, nommé Jésus, dont la conduite était bonne: ses vertus furent reconnues. Et beaucoup de juifs et des autres nations se firent ses disciples; Et Pilate le condamna à être crucifié et à mourir. Mais ceux qui s’étaient fait ses disciples prêchèrent sa doctrine. Ils racontèrent qu’il leur apparut trois jours après sa résurrection et qu’il était vivant; Il était considéré par eux comme le messie au sujet duquel les prophètes avaient dit des merveilles

 

Les ossuaires mis à jour à Jérusalem ont montrés l’existence de deux personnages qui authentifient indirectement celle de Jésus.

 

En 1990, lors de travaux d’aménagement dans le quartier de Talpiot, un bulldozer a éventré une tombe contenant plusieurs ossuaires dont un richement orné sur lequel se lit l’inscription: “Joseph, fils de Caïphas” or le nom de Caïphas est très rare et laisse à penser qu’il s’agit bien du grand prêtre Caïphe cité comme président du Sanhédrin qui condamna Jésus.

 

Plus récemment, sur un ossuaire mis à jour était gravé le nom d’Alexandre, fils de Simon de Cyrène. Or, c’est un Simon de Cyrène (père d’Alexandre dans l’évangile de Marc) qu’un soldat romain réquisitionne pour aider Jésus à porter son patibulum. A cela s’ajoute la rareté du prénom grec Alexandre en Judée et sa filiation avec un Simon de Cyrène (de Lybie).

 

Sources musulmanes.

 

Le Coran affirme l’existence de Jésus et voit en lui un prophète annonciateur de Mahomet.

 

Sources romaines.

 

Dans les “annales” (XV,44), l’historien romain Tacite relate les premières persécutions contre les chrétiens; “Néron produisit comme inculpés, et livra aux tourments les plus raffinés des gens détestés pour leurs turpitudes, que la foule appelait chrétiens. Ce nom leur vient de Christ, que sous le principat de Tibère, le procureur Ponce Pilate avait livré au supplice.

Le Christ est aussi mentionné par Pline le jeune dans une lettre célèbre à l’empereur Trajan (lettre X,96).

 

edlyinev

 

 

 

 

 

 

 

NOTES ANNEXES de la fiche : L’ INCONNU DE LA 70° SEMAINE.

 

 

(1)

 

Israël est un nom qui a changé de peuple.

Consultez la fiche: ISRAEL : L’ EGLISE DE DIEU.

 

(2)

 

Le Christ fut un ange avant d’accepter d’être un homme. C’est lui qui porta le nom de son Père (Y.H.V.H), fut son image et sa parole pour le représenter auprès des hommes.

Consultez la fiche: LES MISSIONS DE L’ ANGE DE DIEU OU LES FONCTIONS DU CHRIST.

 

(3)

 

A la fin des temps, trois “jours” sont spécifiques d’une action divine envers les hommes.

Ce sont:

 

- Le grand et redoutable jour de la colère de Dieu qui verra la mêlée générale des nations (Harmaguedon).

- Le jour du rassemblement de Jizréel pendant lequel se fera le tri des hommes et l’enlèvement des “justifiés” sur les nuées du ciel avant   le déluge de feu..

 - Le jour du jugement lors du Millénium, lorsque Les livres des oeuvres seront ouverts pour désigner ceux qui seront jugés dignes de la seconde résurrection.

 

 

 

 

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