Soyez brûlants de l’esprit dans votre ministère

Manuscrit d’avril 2002

 

 © Gilles Briche. 

Avant-propos. Selon Weber « rien n’a de valeur pour l’homme qu’il ne peut faire avec passion » Etrange religion que celle des Témoins alors qu’il semble si peu étrangers dans le paysage culturel et cultuel autant par les stéréotypes véhiculés à leur sujet que par leur adaptation récente à des formes de prosélytisme dont on dirait qu’ils les ont empruntées tant aux évangélistes qui détenaient le monopole de la tenue des stands de marché et la rencontre avec les curieux sur les abords du marché pour proposer leur littérature, que les anciens dévots de Krisna qui arrêtaient sur les trottoirs les passants pour leur proposer baguettes d’encens et objets exotiques. La relation des membres de « La Famille » jadis engageant une conversation dans des lieux fleuris d’un jardin public avec leurs futurs recrutés n’évoque plus les Enfants de Dieu mais l’on voit de plus en plus les Témoins de Jéhovah aborder en lieu champêtre tout ce qui bouge pour proposer leur éternelles revues aux passants, aux promeneurs, qu’aux propriétaires de chiens baladant leur animal, qu’aux vieillards et aux amoureux assis sur les banc publics. Plus d’ouvrages d’approche sur les Témoins ou d’étude psychosociologique sur leur discours qui fonde davantage les Témoins que ceux-ci semblent le tenir mériteraient de paraître. En effet, cerner que le domaine de la psychosociologie a bien été à l’origine de l’étude des attitudes, comportements et rôles de ses membres autant que les relations internes du groupe et surtout le rapport de ce dernier à l’environnement social sous la forme du prosélytisme, dans la mesure où le recours au support social sous la forme de prosélytisme constituerait pour la secte la seule issue pour résoudre le conflit interne provoqué par la contradiction entre sa propre interprétation de la nature et la réponse qu’elle recevait de cette dernière [1]. On retient toujours une délimitation du champ de la psychosociologie sociale par l’orientation d’après le sens du symbolique que deux individus en perçoivent et trouvent : un répondant dans la conscience et un répondant dans l’inconscient. « Nous n’avons plus à nous occuper de l’essence de la religion »  disait Weber. Celui-ci concevait l’activité sociale comme celle que, d’après le sens visé, l’agent (ou les agents) rapporte au comportement d’autrui pour y orienter en conséquence son développement. Pour J. Freund, une activité qui s’oriente exclusivement d’après les perspectives qu’offrent les objets matériels ne saurait être sociale, pas plus d’ailleurs que le comportement religieux de celui qui prie dans la solitude. La présupposition fondamentale d’une activité sociale est la relativité significative au comportement d’autrui, et quand cette relativité significative manque, il n’y a pas d’activité sociale ainsi que classiquement Freund l’illustrait par l’exemple des passants ouvrant leur parapluie dans la rue en même temps. Ainsi, l’activité rationnelle par finalité caractériserait pour notre propos ce type de comportement caractérisé parle fait d’être d’une conduite qui après avoir choisi son but se donne les moyens les plus appropriés en tenant compte des conséquences prévisibles susceptibles de contrecarrer le déroulement de l’action. Or, c’est bien le sens des innovations proposées par le Béthel de pousser ses éléments actifs vers des formes de recrutement issu des techniques de VRP, d’animateur de vente ambulant et de teneur de stand de marché, qui intrigue l’observateur ou le psychosociologue ou le sociologue du religieux, l’écoulement de publications restant l’objectif de la mono-industrie que semblerait former la Watch Tower de plus en plus confrontée à l’absence d’interlocuteurs et de recrues potentielles lors de la traditionnelle prédication en porte à porte de ses représentants. Quelle conception actuelle de l’adepte prédicateur se fait donc l’organisation ?

 

            Jadis nous avions été frappés par le condensé d’un article que Marie-Jean Sauret à la demande de Mouvements Religieux avait demandé pour les Annales de l’Université de Toulouse-Le-Mirail (Homo XXI) [2] : « quelle rapport entre l’activité entre l’institution commerciale des Témoins de Jéhovah (vente de livres, tracts, films, revues, etc) et leur institution religieuse ( communauté de prières et de partage) ? » « Elle perd déjà de sa naïveté et de son particularisme si je la formule un peu autrement : «  Quel rapport existe-t-il entre le dogme, les croyances religieuses (ou non), le discours officiel, le mythe, d’un mouvement donné (religieux ou non)  et l’organisation séculière qu’il s’est donnée ? Car ainsi articulée, cette énigme concerne, au-delà des sectes, des groupes religieux ou des Eglises, toutes les institutions. »

 

            Tous les Témoins de Jéhovah sont des propagateurs qui consacrent bénévolement une fraction de leur temps au porte à porte et désormais au placement de leurs produits de production de prosélytisme par des méthodes singulières qui vont désormais du stands de marché au présentoir personnel mobile de petite taille à roulettes où peuvent être disposées sur une surface plastifiées périodiques, brochures et livres, gamme de publications que vont redécouvrir les curieux ne connaissant que Réveillez-Vous ! et La Tour de Garde. Devant son adaptation à la scène du monde qui change, le Témoin doit être brûlant de l’esprit et opportuniste à légitimer à l’infini l’écoulement du flot de vérités bibliques par la parole et surtout par l’écrit qui rend témoignage au Royaume.

 

 

Soyez brûlants de l’esprit dans votre ministère

Manuscrit d’avril 2002

 

 

            «  Si l’on prend Romains 12 : 11 : « Vaquez à vos occupations sans flâner. Soyez brûlants de l’esprit. Travaillez comme des esclaves pour Jéhovah. » que signifie être brûlant de l’esprit ? L’esprit saint de Dieu donne à ses serviteurs de l’énergie pour agir en accord avec sa volonté. L’idée d’être brûlant de l’esprit est ici opposé à celle de vaquer à ses occupations en flânant. Jérémie, par exemple, était brûlant de l’esprit. Il a déclaré : « (…) Mais c’était dans mon cœur comme un feu brûlant, enfermé dans mes os ; » Jérémie 20 : 9.

 

            En fait, Jérémie ne pouvait se retenir de dire la parole de Jéhovah. Apollos aussi était brûlant de l’esprit et parlait et enseignait avec exactitude les choses qu concernait Christ.

 

            La prédication de porte en porte est le principal moyen de donner le témoignage. Nombre de personnes qui ses sont tournées vers Jéhovah ont été trouvées de maison en maison. Nous devons nous adapter aussi aux besoins des gens. En effet, les temps ont changé. Souvent, dans la journée on trouve très peu de gens chez eux. Comme Jésus et les premiers disciples, il nous faut donc aller là où les gens se trouvent. Cela implique que nous parlions aux gens à différents endroits. Comme cela a été rappelé aux anciens et aux assistants ministériels lors de la dernière Ecole du Ministère, nous souhaitons être le plus souvent dans les rues qu’il nous est possible. Lorsque nous prenons part à cette activité, nous contribuons à la réalisation littérale de Proverbes 1 : 20 et 21 : « La vraie sagesse continue à crier avec force dans la rue. Sur les places publiques elle continue à faire retentir sa voix. Là-haut, à l’extrémité des rues bruyantes, elle crie. Aux entrées des portes [donnant accès] à la ville, elle dit ses paroles. »

 

            L’apôtre Paul marchait attentivement sur les traces du Christ. Il prenait l’initiative d’aller là où il savait qu’il rencontrerait des gens à qui parler du Royaume de Dieu. C’est ce qui ressort clairement des textes suivants d’Actes 16 : 13 : « Et le jour du sabbat nous sommes sortis hors de la porte, près d’une rivière, où nous pensions qu’il y avait un lieu de prière ; nous nous sommes assis et nous sommes mis à parler aux femmes qui s’étaient réunies. » Nous tournons la page, chapitre 17 : 17 : « Il raisonnait donc dans la synagogue avec les Juifs et les autres gens qui adoraient [Dieu] et, chaque jour, sur la place du marché, avec ceux qui se trouvaient là. »

 

            Dans l’esprit de ce que Paul faisait, nous voudrons rendre témoignage au Royaume de Dieu en utilisant la Bible et en proposant nos publications sur la voie publique tout comme nous en avons l’habitude de maison en maison. En effet, cette façon de faire nous permettra de toucher des personnes que nous rencontrons jamais en dehors. Nous voulons suivre l’exhortation donnée par Jésus en Matthieu 10 : 27 : Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le dans la lumière ; et ce que vous entendez chuchoter, prêchez-le  [du haut] des toits en terrasse. »

 

            En augmentons notre participation maintenant répondons à quelques questions

 

·        1.) Quels avantages y a-t-il à évangéliser dans les rues et les lieux publics et quels textes bibliques recommandent cette activité ? Réponse : « Le fait de prêcher dans les rues, dans les lieux publics, cela permet de toucher un plus grand nombre de personnes qu’on ne trouve pas chez elles et qui sont des fois dans des moments bien disposés. »

 

 

·        Quels textes bibliques recommandent cette activité ? Réponse : « Dans le texte d’Actes 20 : 20, Paul y disait qu’il «  ne se retenait pas de leur annoncer toutes les choses qui  étaient profitables et de vous enseigner en public et de maison en maison. » De même, le verset de Proverbes 1 : 20 et 21 disent : «La vraie sagesse continue à crier avec force dans la rue. Sur les places publiques elle continue à faire retentir sa voix. Là-haut, à l’extrémité des rues bruyantes, elle crie. Aux entrées des portes [donnant accès] à la ville, elle dit ses paroles.» Notre œuvre d’évangélisation peut avoir lieu dans les rues, les parcs, les jardins publics ou bien encore à proximité des marchés, en fait, là où sont les gens.

 

 

Mentionnons à titre de rappel les lieux où il ne convient pas  de procéder à une diffusion systématique d’écrits bibliques 

 

·        Les lieux privés : ce sont les galeries marchandes, les parkings de supermarchés, l’intérieur des gares et des aéroports, l’intérieur des usines et des maisons de retraite, les …………,

 

·        les parcs publics de certaines grands villes qui font l’objet d’un arrêté municipal ou préfectoral nous interdisant la distribution d’écrits

 

·        la proximité des gares, des feux tricolores et des feux stops,

 

·        devant l’entrée des écoles enfin, et des établissements hospitaliers afin d’éviter tous malentendus sur nos intentions.

 

A part ces quelques restrictions, nous encourageons tous les proclamateurs et les pionniers à participer à l’activité d’évangélisation dans les lieux publics. Les anciens et les assistants ministériels dirigeront cette activité et aideront les proclamateurs à prendre part. Rappelons qu’en France, l’œuvre d’évangélisation de maison en maison, dans les rues, dans les lieux publics à laquelle nous participons constitue l’une des manifestations de l’exercice des cultes garanties par la Constitution française et la C.E.D.H.

 

 

Comment  cette œuvre d’évangélisation peut-elle être accomplie :

 

 

·        Comment notre activité d’évangélisation dans les lieux publics peut-elle être accomplie ? Réponse : Nous pouvons l’effectuer en marchant dans la rue ou en restant stationné à un endroit passant . Rien ne s’oppose à ce que l’on s’aide d’un présentoir mobile de petite taille à roulettes où peuvent être disposées sur une surface plastifiées nos périodiques, brochures et livres. Naturellement, le support utilisé devra toujours être de bon goût afin de refléter le sérieux et la dignité du message. En exemple, voici représenté sur une photo ce qui se fait. Cette photo sera affichée au tableau, donc nous aurons tout loisir de la regarder. Nous précisons que cette photo est donnée à titre d’indication et ne constitue nécessairement pas un modèle à suivre. Nous pouvons revoir aussi le ……. de La Tour de Garde du 1er juillet 1998 page 25 : des prédicateurs du Royaume racontent. On voit des frères âgés qui tiennent un stand de publications bibliques, comment ils aident les personnes sincères à parvenir à la connaissance exacte de a vérité. Nous notons qu’il est dit que bien que « nous changeons quatre à cinq fois d’emplacement chaque année, il ne faut pas longtemps pour que les gens nous reconnaissent parce qu’ils ont l’habitude de nous voir, ils savent que nous sommes Témoins de Jéhovah. Certains viennent nous demander des publications, d’autres cherchent une réponse à leurs questions. D’autres encore viennent juste pour parler quelques minutes. Cela change, d’habitude c’est nous qui retournons voir les personnes » Je vous invite d’ailleurs à relire cet article qui est très intéressant et permet de revoir comment des frères se sont enhardis dans cette forme d’activité.

 

 

2.) Posons maintenant cette seconde question : De quelle manière notre activité d’évangélisation dans les lieux publics peut être effectuée ? Réponse : « Eh bien, de toutes les façons à pouvoir être présentée dans toutes les circonstances qui le permettent, que la loi nous permet avec les périodiques et autres écrits bibliques en prenant garde de rester sur notre réserve quand il y a des documents ; donc on peut le faire en se promenant sur les trottoirs, à l’angle des rues, de places publiques aussi mais en n’encombrant pas la vie des gens, ne pas non pus contrevenir à certaines lois des autorités telles que celles qui régissent les parcours ou près des panneaux de signalisation routière ou près des feux. Enfin, à nous d’être très prudents, mais autrement toute circonstance permettant de présenter les périodiques est à saisir, dans le cadre de la prédication d’une activité organisée ou non organisée »

 

Nous souhaitons que l’on fasse un bon usage des périodiques dans la prédication. Le Ministère du Royaume de mai 1995 page 8 § 2 précisait qu’« une large distribution de ces périodiques constitue l’un des moyens les plus rapides pour apporter la bonne nouvelle aux humbles. » Naturellement, il y a lieu d’être raisonnable pour ce qui est de la diffusion massive des périodiques. Nous ne voulons pas donner l’impression de gaspiller de telles publications de valeur en les assimilant à de simples prospectus. Cependant, ce serait aussi gaspiller des périodiques que de les laisser s’accumuler chez nous ou de les jeter. IL est préférable qu’ils soient entre les mains du public plutôt que de s’entasser chez soi ou d’être jetés. Par ailleurs, nous reconnaissons le pouvoir de la parole de Dieu en faisant un bon usage lorsque nous évangélisons dans les rues et d’autres lieux publics. A cet effet, nous pouvons prendre Hébreux 4 : 12 : « Car la parole de Dieu est vivante et puissante ; elle est plus acérée qu’aucune épée à double tranchant et elle pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et de [leur] moelle, et elle est à même de discerner les pensées et intentions du cœur ». Beaucoup ont trouvé très pratique d’avoir déjà la Bible à la main lorsqu’ils abordent les gens pour leur montrer ce qu’enseignent les Ecritures.

 

 

·        Voici une question encore : quels avantages y a-t-il encore à faire un bon usage de la parole de Dieu dans toutes les facettes de l’évangélisation ? Réponse : Parce que c’est le seul livre qui est crédible alors que les autres publications ne le sont pas. Il faut savoir que la Bible est inspirée de Dieu.

 

 

Activités sur les marchés et tenue : cravate

pour les proclamateurs et jupe ou robe pour les proclamatrices

 

 

            Dans notre pays, l’activité sur les marchés s’est bien développée et nous vous encourageons à continuer à étendre cette forme de service dans votre territoire. En ce qui concerne le stand lui-même, il devra toujours être de bon goût afin de refléter le sérieux et la dignité du message. Les publications présentées devront être uniquement être éditées par l’esclave fidèle et avisé. Si dans votre congrégation, il n’est pas encore possible d’installer un stand sur le marché, les proclamateurs pourront comme expliqué plus haut, proposer des publications en marchant ou en stationnant près du marché. Il sera également possible de mettre nos publications en évidence sur un présentoir amovible ou à roulettes placé non loin du marché.

 

            En tant que ministre de la bonne nouvelle, nous devons porter une tenue qui est à l’image de notre message. Elle sera la plus représentative et la plus seyante possible que nous participions à la prédication de porte en porte, dans les rues ou sur les marchés. Nos vêtements, même s’ils sont très modestes, conviendront pourvu qu’ils soient propres, bien repassés et en ordre. Les photographies qui figurent dans nos publications montrent très souvent les prédicateurs masculins en train de partager la bonne nouvelle alors qu’ils portent la cravate en particulier en occident. Nous vous renvoyons à la brochure Vous pouvez être l’ami de Dieu page 26, nous voyons sur cette page deux frères qui prêchent dans la rue, ils portent la cravate, ils sont en chemise, peut-être qu’il fait chaud, mais portent la cravate. Quant aux proclamatrices, elles portent une robe ou une jupe. Bien sûr, on comprendra qu’en cas de très fortes chaleurs ou de froids intenses, on adapte sa tenue aux circonstances. Cependant, en règle générale, il vaudrait mieux adapter la tenue souvent admise par les proclamateurs de la bonne nouvelle du pays où l’on habite.

 

 

·        Pourquoi devons-nous veiller à l’aspect de notre tenue que nous évangélisions de porte en porte, dans les rues ou sur les marchés ? Réponse : parce que nous représentons Jéhovah, nous devons avoir une tenue soignée et digne. Quand les « Mormons » (sic) viennent chez nous, ils sont cravatés, ils sont bien mis, ils sont très propres, ils présentent bien, donc ils nous font honte alors à ce moment là si on ne met pas la cravate ou si on ne met pas le costume.( L’orateur : « C’est exact ! » ). On devrait aussi toujours chercher à pouvoir honorer Jéhovah comme on l’a dit autant par les livres qui sont devant nous ou sur les valises à roulettes ou les stands amovibles, bref à la hauteur du message qu’on nous demande de porter. Comme on l’a souligné ce soir, on est là pour attirer l’attention des personnes sur le message contenu dans la Bible et ne pas détourner leur attention par une tenue déplacée ou mal adaptée, on n’atteindra pas le but qu’on s’est fixé : prêcher la bonne nouvelle. Si notre tenue est standard, eh bien, on pourra plus intéresser la personne au message de la Bible.

 

Dans tous les aspects et commentaires concernant l’activité de prédication sur le marché que nous avons sélectionné parmi les très nombreux rapports que nous avons reçus au Béthel, nous avons remarqué qu’un frère du Sud-ouest déclare : « nous avons observé que les frères sont très fiers de notre représentation sur le marché Il s’agit pour eux d’une certaine façon d’une reconnaissance publique. Voici ce qu’une personne a dit aux frères qui tenaient le stand sur un marché de Bretagne : «Vous êtes les Témoins de Jéhovah, cela nous rassure de vous voir, on a besoin de vous ». Sur un marché en région Rhône-Alpes, un commerçant dont le stand est situé à côté de celui des frères a déclaré : «  Je trouve très bien que vous éduquiez vos enfants selon les connaissances bibliques et que vous les emmeniez avec vous. Ils acquièrent ainsi de bonnes normes morales. Dommage que les autres religions ne fassent pas de même. »  Sur un marché du sud de la France, une femme s’est exclamée : « Ah ! les Témoins de Jéhovah, je pensais qu’on vous avait interdit de prêcher puisque depuis trois ans, je n’ai plus reçu votre visite. A présent, cette femme et son mari étudient la Bible régulièrement. Sur un marché en région parisienne, une jeune femme s’approche du stand et dit : « C’est le Seigneur qui vous e envoyé. C’est incroyable, voilà une semaine que j’ai perdu ma Bible que je lisais tous les ours. J’en cherchais une et vous êtes là sur le marché proposant des Bibles. Est-ce que je peux en avoir une ? » Après avoir reçu satisfaction, cette femme fait une offrande et s’en va serrant contre elle son trésor. Dans la même journée, un député a son attention été attirée par la brochure Trinité : « ma femme est en train d’écrire une thèse sur la trinité ! » dit-il aux frères. « Mais prenez donc la brochure ! » lui suggèrent les frères et saisissant la brochure, il leur lance un grand merci en leur disant bon courage. Sur un autre marché du sud, un marchand a dit ces paroles encourageantes aux frères : « Votre Dieu doit être bien fier de vous, vous êtes bénévoles, toujours présents, très bien organisés, vous vous entendez toujours tous bien. Félicitations ! Que votre Dieu vous bénisse abondamment ! » 

 

On nous rapporte aussi que beaucoup de gens sont surpris que nous  ayons un si grand nombre de publications abordant de sujets si différents. Ils ne connaissent en général que Réveillez-Vous ! et La Tour de Garde. Et puis le fait de tenir des stands de publications sur les marchés et d’être bien visibles dans les rues et les lieux publics a aidé un certain nombre de frères et de sœurs devenus inactifs et qui avaient perdus le contact avec la congrégation. Témoin ce frère inactif depuis 1976 qui a remarqué les sœurs sur le marché de son lieu de vacances. Il a été heureux de reprendre contact avec la congrégation. Sur un marché de Charente-Maritime, les frères ont été abordés par un couple qui avait été l’un et l’autre Témoin de Jéhovah dans le passé. Des dispositions théocratiques ont été prises pur les aider et aujourd’hui, ce couple fait partie de frères et sœurs actifs de a congrégation.

 

 

Résumons ce qui vient d’être dit

 

 

·        Premièrement, nous souhaitons en tant qu’évangélisateurs être présents et le plus facilement vus dans les rues, les lieux publics et sur les marchés.

 

·        Deuxièmement, la tenue que nous porterons sera la plus représentative et la plus seyante possible que nous participions à ‘évangile de porte en porte, dans les rues ou sur les marchés.

 

·        Troisièmement, notre activité d’évangélisation et de diffusion de publications bibliques peut être accomplie en marchant dans la rue ou en restant stationné dans un endroit passant. On peut également se servir d’un présentoir mobile, léger et de bon goût où peuvent être diffusés nos périodiques , brochures et livres.

 

·        Quatrièmement, nous savons que la parole de Dieu touchera le cœur des humbles , c’est pourquoi nous faisons un bon usage de la Bible dans toutes les facettes de l’évangélisation.

 

 

Oui, on se procurera de grands bienfaits en étant brûlants de l’esprit. Puisque tous ceux qui sont brûlants de l’esprit donnent, ils sont heureux. Tout en ayant la joie de prêcher le Royaume, nous nous sauverons et nous-mêmes et ceux qui nous écoutent, selon c que nous lisons en I Timothée 4 : 16. En étant zélés, nous réjouirons le cœur de Jéhovah. Aussi soyons brûlants de l’esprit de Dieu afin d’accomplir l’œuvre qui nous est confiée.

 

 



 

 

 



[1] Cf Moscovivi. S. La psychologie sociale, une discipline en mouvement. Paris, La Haye , Mouton, p.30.

[2] Sauret. M.J. A propos de : « Questions que les gens se posent au sujet des Témoins de Jéhova » Mouvements Religieux . N° 15-16-17 . Juillet-Août-septembre 1981. p.1-8.