Les modalités pratiques selon le Béthel pour être

pionnier auxiliaire et pour être pionnier permanent.

Courrier du 18 novembre 1996

 

Le service pionnier est-ce pour vous?

Comment compter son temps ou faire que son temps compte?

Comment trouver la motivation spirituelle ? Savoir- faire et carrière

 

 

Sources : un courrier du Béthel, Le Ministère du Royaume de février 1997. p. 3., le supplément du Ministère du Royaume de juillet 1998. p. 3-6. et Le Ministère du Royaume de novembre 1998. p.7.

 

 

 

SOMMAIRE

            1. Le courrier de I’ACTJF                                                              p.1
          2. Se lier de nouveau avec une personne faible ou inactive            p.3
          3. Cultiver l’esprit pionnier et savoir faire.                                     p.3
          4. Evaluez vos possibilités d’être pionnier                                      p.4

 

·        Question 1 : «On dit que tout le monde ne peut pas être pionnier.

                  Comment savoir si ce service est pour moi ?»                                                   p.4

 

·        Question 2 : «Comment être certain que je m’en sortirai sur le plan

                  pécuniaire en étant dans le service à plein temps?»                                         p.5

 

·        Question 3 :  «Etant adolescent, pourquoi devrais-je considérer le service de pionnier comme une éventuelle carrière ?                                      p.5

 

·        Question 4: «Ne serais-je pas constamment sous pression pour atteindre le nombre d’heures requis? Qu’arriverait-il si je n’atteignais pas l’objectif ?»                                                                                                  p.6

 

·        Question 5 : «Je veux accomplir quelque chose et être heureux de k faire. Le service de pionnier m’apportera-t-il cette satisfaction ? »                       p.6

 

·        Question 6 : «Puisqu’il n’est pas requis d’être pionnier pour obtenir la vie éternelle, la décision de l’être ou non ne regarde-t-elle pas que moi ?»         p.7

 

 

 

1. Le courrier de 1’ACTJF.

Lettre du 18 novembre l996

 

 

«A toutes les congrégations de France,

 

Chers frères,

 

« Comme vous l’avez constaté, depuis le premier septembre de cette année, le Collège central a mis l’accent sur l’importance du témoignage informel. Nous pensons que cette nouvelle disposition pourra permettre à un grand nombre de proclamateurs d’être pionnier auxiliaire notamment au mois de décembre.

 

 

Nous sommes persuadés que beaucoup de frères et de sœurs pourraient goûter cette forme de service accessible en songeant au fait qu’ils peuvent commencer leur activité :

 

·        dès qu’ils quittent leur domicile pour se rendre au rendez-vous de prédication,

 

·        ou qu’ils quittent leur domicile pour se rendre encore dans leur territoire. A ce sujet, le livre «Organisés pour bien remplir notre ministère» page 104, précise que « le temps consacré au service débute quand nous commençons notre activité de prédication et s’achève lorsque prend fin notre dernière visite ».

 

·        Ajoutons que le témoignage informel présente l’avantage de ne déranger personne notamment le matin ce qui permet de commencer avant l’heure du rendez-vous de service sans perdre un temps précieux.

 

·        De même, on peut parler à quelqu’un juste avant de rentrer chez soi, ce qui permet de mieux gérer le temps consacré à se déplacer en sortant de son domicile ou en y rentrant.

 

Concrètement, comment s’organiser pour goûter aux joies du service de pionnier auxiliaire pendant le mois de décembre?

 

·        Ce mois comportera 5 dimanches, 4 samedi et un jour férié,

 

·        En outre, certains ont déjà prévu quelques jours de vacances pour atteindre leur objectif de 60 heures.

 

·        Dès la fin de la présente réunion, le surveillant au service de la prédication prendra des dispositions pour organiser une réunion avec tous ceux qui envisagent d’être pionniers auxiliaires en décembre afin de leur rappeler les idées contenues dans le présent courrier.

 

 

Il faut voir dans le service pionnier auxiliaire un grand privilège que peuvent également saisir les jeunes chrétiens qui sont en vacances scolaires durant cette période. D’autres proclamateurs peuvent aussi se poser la question suivante :

 

 

·        Puis-je m’organiser au mois de décembre de façon à être pionnier auxiliaire? Bien entendu, cette disposition doit être réfléchie et aller de pair avec l’établissement d’un bon programme.

 

 

Ainsi, d’une manière générale, nous invitons chaque chrétien voué à réfléchir dans la prière pour servir comme pionnier auxiliaire durant le mois de décembre.

 

 

Nous prions Jéhovah d’accorder à chacun la sagesse, le discernement et la force nécessaires pour continuer de le servir en demeurant des pratiquants de la Bonne nouvelle. Nous vous assurons, chers frères, de tout notre amour chrétien.»

 

 

             Vos frères

                    Association cultuelle

Les Témoins de Jéhovah de France.

 

 

 

 

2. Se lier de nouveau avec une personne faible ou inactive

 

Notre Ministère du Royaume de novembre 1998 p. 7.

 

 

 

Selon le livre Organisés pour bien remplir notre ministère, le comite de service établira la liste des proclamateurs inactifs de votre congrégation et déterminera quels proclamateurs pourront étudier avec eux sur une publication appropriée. La personne désignée pour l’étude pourra compter son temps les nouvelles visites et l’étude

 

 

« Il se peut que nous connaissions une personne qui devient faible et inactive. Il s’ agit peut-être d’une personne avec qui nous étions liés par le passé.

 

 

Dès le week-end prochain, pourquoi ne pas nous arrêter chez elle pour une brève visite amicale et chaleureuse. Disons-lui que sa compagnie nous manque. Soyons joyeux et constructifs. Veillons à ne pas donner l’impression de forcer les choses. Relatons des faits encourageants et d’autres choses positives que réalise notre congrégation. D’une manière pratique, proposons-lui de l’accompagner aux réunions. Comme Jéhovah et Jésus, éprouvons une profonde affection pour ceux qui deviennent faibles et inactifs. Aidons-les concrètement à servir Jéhovah de nouveau à nos côtés. Nous prions Jéhovah pour qu’il bénisse les nouveaux et les inactifs à s’ancrer dans la foi.»

 

3. CULTIVER l’ESPRIT PIONNIER ET SAVOIR FAIRE

 

Le Ministère du Royaume de février 1997 précise les conditions pour être pionnier et

ce qu’il y a faire pour être pionnier auxiliaire. Sept points sont mentionnés:

 

·        Etre optimiste.

 

·        Prier Jéhovah de bénir vos efforts.

 

·        Inviter un autre proclamateur à être pionnier avec vous.

 

·        Etablir un programme de service pratique.

 

·        Commander suffisamment de périodiques.

 

·        Soutenir les dispositions que prend la congrégation pour la prédication.

 

·        Rechercher les occasions de donner le témoignage informel, par exemple en offrant des publications sur la voie publique.»

 

 

4.  EVALUEZ VOS POSSIBILITES D’ETRE PIONNIER

 

Synthèse de l’article du Ministère du Royaume de juillet 1998:

«Le service de pionnier: est-ce pour vous?»

 

 

·        Participez- vous au ministère aussi souvent que votre situation le permet? Faites-vous preuve de foi et d’abnégation en appréciant avec humilité votre ministère?

 

·        Avez-vous déjà exploité le célibat pour retirer les avantages du service à plein temps?

 

·        Avez-vous songé qu’il n’y a pas meilleur fondement pour l’avenir qu’envisager le service à plein temps avec quelqu’un qui partage les mêmes aspirations?

 

·        Avez-vous envisagé le service permanent comme une carrière qui peut vous mener à servir en couple comme serviteurs dans la circonscription ou comme missionnaires?

 

·        Savez-vous rester maître de votre temps et accorder la priorité à votre service comme les pionniers expérimentés?

·        Pouvez-vous dire qu’au lieu de choisir les plaisirs du monde vous préférez faire des efforts permanents qui en valent la peine?

 

·         Etes-vous bien voué à Jéhovah de tout votre cœur ?

 

 

 

Question 1 : « On dit que tout le monde ne peut pas être pionnier. Comment savoir si ce service est pour moi ? »

 

·        La réponse dépend de notre situation de santé, de nos responsabilités familiales mais aussi de nos objectifs. Si on participe à la prédication aussi souvent que sa situation le permet, dès que l’occasion se présentera, on pourra être un jour pionnier auxiliaire. Certaines épouses et mères chrétiennes chaque année, pendant un mois ou plusieurs mois, moissonnent ainsi les joies qui découlent d’une participation accrue au service. Quoiqu’il ne soit pas possible à tous d’être pionnier à plein temps dans l’immédiat, on peut cultiver l’esprit pionnier, ce qui est une bénédiction déjà en soi et pour la congrégation. Pour ceux qui ont assez peu d’obligations et dont la situation le permet, la question est donc la suivante: pouvez-vous vous arranger pour organiser votre vie afin d’être pionnier en reconsidérant vos priorités? Quoiqu’ être pionnier ou non est une décision que chacun doit prendre pour soi-même, si nous pouvons nous organiser pour être pionnier et si nous sommes déterminés à ne pas faire partie du monde et ainsi à ne pas céder à l’égoïsme en laissant notre vie être envahie par les distractions, Jéhovah nous aidera à continuer d’accorder la priorité aux intérêts du Royaume et à saisir tous les privilèges de service théocratique qui sont à notre portée. Si nous pouvons nous organiser pour être pionnier, pourquoi ne pas le faire?

 

 

Question 2 : « Comment être certain que je m’en sortirai sur le plan pécuniaire en étant dans le service à plein temps ? »

 

·        En fait, on ne peut pas le savoir tant que l’on n’a pas entrepris ce service. Si on considère que dans beaucoup de pays le nombre d’heures passées pour gagner juste de quoi vivre s’accroît avec les années, on notera que beaucoup sont toujours pionniers depuis des décennies. Ce que l’on sait pour réussir dans ce service, cependant, c’est qu’il faut faire preuve de foi et d’abnégation, de ce résultat on est sûr, tout comme on le sera de ne pas escompter recevoir de la part des autres une aide pécuniaire. Tant que l’on ne se place pas entre les mains de Jéhovah, on ne peut pas vérifier que «tout le reste vous sera donné par-dessus si vous cherchez premièrement le Royaume et Sa justice.» Matthieu 6: 33. Si avec humilité on apprécie son ministère, on saura se contenter de moins sur le plan matériel. C’est un point de vue équilibré sur sa situation économique, en fait, qui permet de jouir des bienfaits du service de pionnier. Si, par ailleurs, on reste conscient qu’on vit les derniers jours et que le temps se fait court pour le monde méchant, on aura la motivation spirituelle pour faire des sacrifices nécessaires afin de saisir toutes les occasions de prêcher la bonne nouvelle. En regardant notre situation financière d’un autre oeil et en remettant les choses entre les mains de Jéhovah, on constatera que l’on peut entreprendre le service à plein temps.

Question 3 : « Etant adolescent, pourquoi devrais je considérer le service de pionnier comme une éventuelle carrière ? »

 

·        Entre des conseils qui vous poussent à vous engager dans une carrière lucrative qui exigera des années d’études universitaires et les murmures d’une conscience chrétienne bien éduquée qui vous dit que vous devriez vous préparer à servir Jéhovah aussi pleinement que possible, qu’allez-vous faire,? Comment faire, par dessus tout cela aussi, avec le désir légitime de se marier et de fonder une famille? Les options retenues auront sans doute, à ce stade de votre vie, une incidence sur votre avenir. Si vous êtes déjà un Témoin de Jéhovah voué et baptisé, de toute votre âme vous vous êtes offert à lui. Soyez donc pionnier un mois ou plusieurs consécutivement à la première occasion venue et vous vous ferez une idée assez précise des joies et des responsabilités du service de pionnier permanent. Vous jugerez sur pièce sans doute de ce que vous devriez faire de votre vie. Pourquoi ne pas entreprendre aussi le service de pionnier permanent avant de prendre un emploi à plein temps plutôt que de combler tout de suite ce vide laissé par la fin de vos études ? Exploitez la possibilité de rester célibataire et considérez les avantages que cela offre pour la prédication à plein temps. Vous ne pourrez pas poser meilleur fondement pour l’avenir qu’en entreprenant le service de pionnier permanent. Vous risquez, en effet, de faire carrière avec une personne qui a les mêmes aspirations que vous et avec qui vous vous marierez. Certains couples de pionniers ont été nommés dans le service de la circonscription ou missionnaires. Ainsi, que vous soyez pionnier pour peu de temps ou pour longtemps, vous aurez complété votre éducation et reçu une formation inestimable qu’aucune autre activité sur terre ne peut procurer. Les humains n’ont jamais autant vécu dans l’incertitude. Peu de choses sont vraiment permanentes, en dehors de ce que Jéhovah promet. Pesez attentivement le privilège d’être pionnier.

 

 

Question 4 : « Ne serais-je pas constamment sous pression pour atteindre le nombre d’heures requis? Qu’arriverait-il si je n’atteignais pas l’objectif ? »

 

·        Il faut répondre à la question suivante : «T’es-tu organisé de manière à pouvoir raisonnablement atteindre le minimum requis de 1000 heures dans l’année ? » Pour l’atteindre, il faut consacrer une moyenne de trois heures par jour, ce qui exige un bon programme et de la discipline. La plupart des pionniers parviennent au bout de quelques mois, à mettre au point un emploi du temps pratique et réaliste. Toutefois, temps et imprévus arrivent à tous. Un programme plus intensif peut suffire à rattraper le temps perdu. Si vous êtes malade pendant quelques mois ou si, pour une raison impérative indépendante de votre volonté, vous ne pouvez pas atteindre l’objectif en heures, vous pouvez en discuter avec un membre du comité de service de la congrégation et lui expliquer la situation. Si les anciens pensent qu’il serait judicieux de vous permettre de poursuivre votre service sans vous inquiéter de rattraper le temps perdu, ils peuvent en prendre la décision. Le secrétaire l’indiquera sur la fiche d’activité du proclamateur. C’est pour donner la priorité à leur service, en réduisant les activités de moindre importance, que les pionniers expérimentés prennent de l’avance dès le début de l’année de service. Le pionnier qui aura pris du retard du fait d’une mauvaise organisation ou par manque de discipline personnelle devra, cependant, se sentir tenu de rattraper son retard sans espérer bénéficier d’une disposition particulière. La voie de la sagesse consisterait pour un pionnier dont la situation l’empêcherait d’atteindre le nombre d’heures requis, à redevenir proclamateur, tout en prenant le service de pionnier auxiliaire chaque fois que ce serait possible. Aucune disposition, en effet, n’est prévue pour permettre à quelqu’un de rester sur la liste des pionniers si sa situation ne lui permet plus d’atteindre l’objectif requis. La disposition prévoyant d’accorder une attention spéciale à ceux qui remplissent les conditions en incitera davantage à entreprendre ce service sans s’inquiéter inutilement de même qu’il devrait également encourager ceux qui sont déjà dans le service à plein temps à poursuivre leur carrière.

 

 

Question 5 : « Je veux accomplir quelque chose et être heureux de le faire. Le service de pionnier m’apportera-t-il cette satisfaction ? »

 

·        Le bonheur est un sentiment. S’il repose sur quelque chose de solide il sera véritable. Le bonheur véritable dépend en fait, dans une grande mesure, de ses relations étroites et personnelles avec Jéhovah et de sa conviction de le servir fidèlement. Il dépend donc de soi. Si la plupart de nos activités sont liées au culte que nous rendons à Jéhovah et si nous en faisons nos objectifs, notre satisfaction sera totale. Des objectifs spirituels qu’on fait siens, en fait, détermineront nos buts parce que nous aurons l’intime conviction de faire ce qui est juste. Par ailleurs, c’est en donnant que l’on se procure le bonheur, et nous ne connaissons pas de meilleure façon de donner de nous-mêmes que d’enseigner à autrui le moyen de se modifier par la puissance de la Parole de Dieu pour plaire à Jéhovah. Ainsi, à la question : qu’est-ce qui vous rend heureux? si vous dites qu’ au lieu de choisir les plaisirs éphémères du monde vous préférez faire des efforts permanents qui en valent la peine, alors le service de pionnier vous procurera le sentiment très agréable de faire quelque chose d’utile qui vous rendra vraiment heureux.

 

 

Question 6 : « Puisqu’il n’est pas requis d’être pionnier pour obtenir la vie éternelle, la décision de l’être ou non ne regarde-t-elle pas que moi ? »

 

·        « C’est vrai, la décision d’être pionnier vous appartient. Seul Jéhovah peut juger votre situation personnelle. Il attend justement que vous le serviez de tout votre cœur, de toute votre âme, de tout votre esprit et de votre force. Il aime celui qui donne avec joie, qui le sert joyeusement, non pas à regret ou par contrainte. C’est par amour pour Jéhovah et pour votre prochain que vous devez avoir le désir de servir à plein temps. Si c’est ce que vous ressentez, alors le service pionnier mérite que vous y réfléchissiez sérieusement .Nous espérons que ce qui vient d’être dit vous aidera à évaluer vos possibilités d’être pionnier. Pouvez-vous vous organiser pour devenir pionnier permanent? Vous trouverez ci-dessous un calendrier intitulé «Emploi du temps hebdomadaire du pionnier ». Réfléchissez à un emploi du temps qui vous conviendra et vous permettra de consacrer en moyenne 23 heures par semaine à la prédication. Puis ayez foi en Jéhovah et mettez votre confiance en lui. Avec son aide, vous pouvez y arriver! Il a promis: « Je viderai réellement pour vous une bénédiction jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de pénurie. »

 

 

          Nous posons donc la question: «Le service de pionnier: est-ce pour vous » Si vous pouvez répondre « oui », fixez-vous une date pour entreprendre le service de pionnier permanent sans tarder, et soyez assuré que Jéhovah vous bénira en vous accordant une vie heureuse ! »

 

Gilles Briche 2002 ©  Tous droits réservés.