« les jeunes chrétiens vivent pour l’œuvre du Royaume »

« Les jeunes chrétiens vivent pour l’œuvre du Royaume »

« Ne permettons pas au monde qui nous entoure

de nous dicter la manière dont nous devrions pratiquer notre culte »

 

Manuscrit de la Société envoyé à toutes les congrégations. 20 février 2001

 

 

  © Gilles Briche. 

 

« Il convient de rappeler ici l’obligation faite en France de respecter la laïcité en milieu

scolaire, c’est à dire ne pas faire de prosélytisme ni de diffuser d’écrits religieux dans l’enceinte scolaire. Par ailleurs, si un sujet religieux est abordé pendant un cours, un jeune chrétien devra défendre la vérité, il ne s’agit pas de combattre, il devra défendre la vérité et rétablir les faits si des erreurs sont propagées sur sa foi. »

 

 

Avant-propos

 

Texte du commentaire d’une réunion de 100 jeunes Témoins de Jéhovah avec un surveillant de district après la clôture d’une assemblée de circonscription en mars 2001--------------------------p. 3

 

Manuscrit de la Société

 

·         Des parents qui forment leurs enfants dans la prédication : premier domaine-----------p. 5

 

·         « Ayant reçu une telle formation, un adolescent dont les parents sont Témoins de Jéhovah, et qui est désireux de prêcher et capable d’exprimer sa foi, peut accompagner un proclamateur ou un pionnier adultes de la congrégation. »-----------------------------p. 5

 

·         Soutenir les parents qui ont besoin d’aide pour diriger spirituellement leurs enfants : deuxième domaine qui nous concerne tous. -------------------------------------------------------p. 7

 

·         On va passer certains points où je vous demande votre participation, assez rapidement,

il suffit de faire ressortir les idées-clés.-----------------------------------------------------------p. 8

 

1.       Comment le texte de Matthieu 21, montre-t-il qu’il est bien que les enfants participent à la prédication ?

 

2.      Pourquoi n’y a-t-il pas lieu de se décourager si certains trouvent à redire au fait que les enfants et les jeunes participent à la prédication ?

 

3.       Comment les parents peuvent-ils former leurs enfants dans la prédication ?

 

4.       Quels exemples montrent qu’il est possible de prêcher avec hardiesse ? Citez quelques exemples.

 

5.       Qui a la responsabilité première d’enseigner les enfants ? C’est la responsabilité de qui ?

 

6.       Enfin, quelle aide peut être apportée aux parents qui ont besoin d’assistance pour diriger spirituellement leurs enfants ?

En préambule à ce manuscrit, il peut être intéressant d’essayer de resituer le contexte dans lequel la Société évolue pour concilier ses impératifs d’ouverture, d’autonomie et de libre choix dont elle déclare gratifier le mineur de parents Témoins de Jéhovah par exemple avec ses objectifs clairement affichés ou échappant à sa vision.

 

Il est convenu partout de dire que le modèle de la maturité est en train de cesser de fonctionner comme modèle d’identification tandis que celui de la jeunesse fonctionne en contaminant en permanence les goûts, les idées et les conduites sociales des groupes plus âgés. Si on considère l’orientation holiste qui semble prédominer au sein de l’organisation, on ne peut guère imaginer que le modèle individualiste gâte le modèle de maturité en son sein. L’orientation du rapport du jeune individu à l’organisation n’apparaît ici que soumis, et pour longtemps encore, à la pression du groupe par l’intermédiaire de la famille, un peu par la stratification générationnelle mais certainement et de beaucoup sous les coups de buttoir des anciens. Si en termes de conflit socio-cognitif, on ne peut progresser qu’en confrontant ses modes de raisonnement et que du conflit né de la confrontation surgit la remise en question de son propre mode de raisonnement, on ne peut pas dire que sur le chemin de l’autonomie, le processus d’intégration des jeunes Témoins dans le monde peut trouver un terrain fertile dans les logiques d’auto-centrisme de l’organisation.

 

L’adaptation véritable résulte justement, en fait, d’un équilibre entre l’assimilation et l’accommodation, c’est à dire entre l’action exercée sur le milieu et celle opérée sur soi sous la contrainte de ce milieu. Le Béthel essaierait plutôt d’obliger le jeune individu à se conformer à l’uniformité en comptant sur l’orthodoxie de ses éducateurs naturels que sont ses parents ( ce sont eux qui forment, selon l’enquête téléphonique de la Sofrès d’août 1998 la tranche d’âge la plus représentée : 38%, contre 6% chez les 15-24 ans ). Le Béthel essaie d’adapter la famille à son corpus de représentations et de pratiques pour réunir les conditions d’apprentissage à la culture d’appartenance religieuse des parents comme processus et modèle de développement. Un développement identitaire réussi suppose aussi liberté et autonomie, c’est à dire la capacité à intervenir sur son environnent pour le maîtriser. Le jeune Témoin est-il sujet ou objet d’autonomisation ?

 

En fait, c’est avec des situations où, malgré la convergence des pratiques religieuses des parents Témoins de Jéhovah, il y a opposition sur le caractère de liberté et de protestation de l’esprit qu’a désormais à voir la Société et devra se prononcer. Les conditions de réalisation d’une transmission de valeurs religieuses qui respecte la liberté de conscience penchent plus vers une soumission à l’autorité et ne vont pas vers un processus d’individualisation et de subjectivation du croire qui, comme le dit Danièle Hervieu-Léger, accompagne l’affirmation dans tous les domaines, de l’identité moderne.(1) Sur le terrain des fondements de l’éthique des acteurs, la Société doit s’interpeller quant à sa composition avec une éthique de liberté universelle opposée à l’obéissance à la loi, du croire opposé à l’endoctrinement. Le jeune Témoin est plus soumis à l’hétéronomie d’une organisation qu’il ne peut rassembler les conditions nécessaires à l’édition d’un comportement authentiquement libre : déviance, dissidence et délinquance forment quelquefois les pôles d’une conduite différenciée aux valeurs d’appartenance de ses formateurs. En forçant le trait pour l’interdit sur le sang inculqué aux enfants par exemple, on aurait affaire ainsi à des positions et pratiques de refus en conscience, voire d’insoumission cachée éthiquement de la part du groupe, instrumenté il faut le dire ainsi, qui préconise des attitudes et rôles aux parents en privé dans la volonté de se soustraire à la sanction discriminante ou à la perte d’un avantage en image.

 

En définitive, la Société est pris à contre-feux entre la nécessité de mobiliser toutes ses ressources dans le but de l’action collective et du renouvellement des générations et l’obligation stratégique de laisser apparaître même du jeu parfois entre l’engagement de ses membres et ses directives. Comment s’y prend-elle pour façonner les plus jeunes sinon qu’en se servant de la structure familiale et en tablant sur la marge de servilité des anciens à l’organisation ?

 

Au terme d’une assemblée de circonscription de mars 2001, le surveillant de district, Béthélite, P. B., invitait-il les jeunes à se rendre à la fin du programme dans une salle presque à huis clos afin de discuter avec lui et avec leurs parents, sur leurs besoins liés à la prédication, « je dis bien discuter, parce que quelquefois on moralise » avait-il ajouté. Voici le commentaire du surveillant-président en réunion de service une semaine plus tard : « Réunion spéciale avec les jeunes. C’était plus une discussion, les jeunes ils étaient plus d’une centaine. A un certain âge, comme l’a montré le frère, les jeunes doivent se sentir engagés. Et à un certain âge, ils portent leur propre responsabilité. Jusqu’à un certain âge, ils bénéficient de l’aide de leurs parents et même on peut penser que le jeune qui ne se sent pas en âge de prendre ses responsabilités ils pensent le sauver tant que leur enfant sera avec eux, mais lorsqu’ils sont en âge de prendre leur propre responsabilité, c’est à eux, c’est eux qui se sauveront eux-mêmes. Donc les parents doivent aider à leur assurer leur salut. »

 

Résumé : les anciens et en particulier les conducteurs d’étude de livre devraient inviter les parents à amener leurs enfants avec eux en prédication. Ne cédons pas au découragement, dit le Béthel, parce que certaines personnes trouveraient à redire au fait que les enfants sont avec leurs parents dans l’œuvre d’évangélisation. Comment les jeunes craignant de rencontrer leurs camarades peuvent-ils faire pour trouver de la hardiesse au lieu d’être démoralisés par cette pensée ? La formation donnée par les parents aidera les enfants à être plus hardis en prédication assure le Béthel dont le discours vise à adapter la structure familiale comme lieu de médiation et en la centrant sur l’enfant. Les adaptations de la structure familiale pour développer sa résilience associent au surveillant-président (1) les parents (2) reformulant les idées-clés en commentaires engageants et en leur proposant des bénéfices secondaires (3) dont ils peuvent tirer parti lors de la prédication.

 

·         (1) Le surveillant-président propose aux parents de façonner l’apprentissage à la prédication de leurs enfants en jouant le rôle d’interlocuteur : il leur suffit, grâce aux séances d’exercice, d’apprendre une présentation simple de deux ou trois phrases très courtes ; les petits enfants peuvent avec le temps donner un témoignage plus complet dit le Béthel.

 

·         (2) Des parents assurent à leurs enfants que leur intérêt de Témoin consiste à faire savoir à l’école qu’ils sont Témoins tant et si bien que si tous le savent, ils n’en seront jamais que moins mal à l’aise lorsqu’ils rencontreront leurs camarades en prédication. On n’est pas loin toujours du concept de résilience ici : les parents, de fait, recommandent à leurs enfants lorsqu’ils rencontrent leurs camarades dans la rue, de démontrer qu’ils prêchent, en tout état de cause, ils éprouveront moins de mal à démontrer qu’ils sont activement Témoins ainsi que s’ils le disent oralement à l’école.

 

·         (3) « En vous attendant à rencontrer vos camarades, vous pouvez tirer de la fierté de votre aptitude à utiliser la parole de Dieu » promet le Béthel. Ainsi, en répétant régulièrement ce qu’il compte dire le moment venu, le jeune Témoin est ainsi prêt à fournir de solides raisons de sa foi. Il est ajouté tout de suite après cette note : « Il convient de rappeler ici l’obligation faite en France de respecter la laïcité en milieu scolaire, c’est à dire ne pas faire de prosélytisme ni de diffuser d’écrits religieux dans l’enceinte scolaire. Par ailleurs, si un sujet religieux est abordé pendant un cours, un jeune chrétien devra défendre la vérité, il ne s’agit pas de combattre, il devra défendre la vérité et rétablir les faits si des erreurs sont propagées sur sa foi. »  Ici, il y personnalisation du lien qui unit l’enfant à sa foi : le croire vrai est inculqué à l’enfant.2

 

 

« Ayant reçu une telle formation, ( celui qui dirigera l’étude sur la base d’un livre comme peut-être Une Paix Véritable ou Unis dans le culte ou Parole de Dieu pourra compter son temps, une étude biblique et une nouvelle visite ) un adolescent dont les parents sont Témoins de Jéhovah, et qui est désireux de prêcher et capable d’exprimer sa foi, peut accompagner un proclamateur ou un pionnier adultes de la congrégation. » 

 

 

 

«  Les jeunes chrétiens vivent pour l’œuvre du Royaume »  

Manuscrit

 

 

« Les véritables chrétiens sont renommés pour leur zèle et leur hardiesse dans l’accomplissement de l’œuvre du Royaume. De nombreux jeunes se sentent concernés comme leurs aînés et ils sont bien sûr à féliciter. Nous profitons de cette occasion pour féliciter les nombreux jeunes de notre congrégation pour le zèle qu’ils déploient dans l’œuvre de Jéhovah.

 

 

Néanmoins, certains jeunes ne sont pas pleinement conscients de leurs responsabilités à assumer le service pour Jéhovah. Ils ont donc besoin d’aide, d’encouragement, de soutien, de direction de la part de leurs parents et évidemment de la part des autres membres de la congrégation, comme nous y exhorte l’apôtre Paul en Romains 15 : 1 « Mais nous les forts, nous devons porter les faiblesses de ceux qui ne sont pas forts, et non nous plaire à nous-mêmes.»  Nous ne devons pas penser à nous mais au contraire apporter de l’aide à ceux de nos frères et en particulier les jeunes qui ont besoin d’être encouragés, d’être fortifiés. Un soutien bien sûr par des paroles encourageantes peut-être et surtout par une aide concrète et efficace. Et c’est à quoi nous encourage vivement l’esclave fidèle et avisé. A préciser à cet effet que la Société a envoyé à toutes les congrégations un manuscrit à lire et à commenter – ce qui va être fait maintenant--.

 

 

Alors, nous vous demandons à tous et en particulier à vous parents, adolescents, enfants, de prêter une grande attention à cet exposé. A la fin de celui-ci, 6 questions seront posés à l’auditoire, questions bien sûr, vous le comprenez, qui ont pour but de faire ressortir les points principaux de cet exposé mais surtout mieux comprendre comment agir et ce qu’il y a lieu de faire pour que tous nos jeunes, tous, soient armés pour l’œuvre du Royaume. Alors, voyons cela ensemble. Ce manuscrit, on va le commenter ensuite ensemble. »

 

 

« Nous sommes heureux de compter parmi nous de nombreux enfants et adolescents et nous avons confiance dans le fait qu’ils désirent se souvenir de leur Créateur aux jours de leur adolescence selon ce que recommande l’Ecclésiaste12 : 1. Alors, une question se pose : comment pourrions-nous leur apporter notre aide ?

 

 

 

Nous allons aborder deux domaines qui méritent toute notre attention :

 

Premièrement : Des parents qui forment leurs enfants dans la prédication,

 

deuxième domaine qui nos concerne tous : Soutenir les parents qui ont

besoin d’aide pour diriger spirituellement leurs enfants.

 

            Quoique Jéhovah ait confié cette responsabilité aux parents, ceux-ci n’ont pas toujours la capacité et la possibilité de le faire, c’est pourquoi, chaque membre de la congrégation qualifié est invité à se montrer solidaire envers les parents. Mais comment pouvons-nous apporter tous une aide concrète ?

 

 

Alors le premier domaine, nous avons vu :

« Des parents qui forment leurs enfants dans la prédication »

 

                       

Aux prêtres en chef et aux scribes qui s’indignaient de voir les garçons crier dans le temple à propos de Jésus « Sauve nous t’en prions, le fils de David », Jésus répondit à ces chefs et scribes indignés : « N’avez-vous jamais lu ceci : de la bouche des tous-petits et des nourrissons, tu as produit une louange » Matthieu 21 : 15 et 16. Suivant l’encouragement donné par Jésus, les anciens et en particulier les conducteurs d’étude de livre devraient inviter les parents à amener leurs enfants avec eux en prédication. Alors, il faut montrer l’exemple.

 

Il faut aussi que nous ne cédions pas au découragement parce que certainement cela vous est arrivé, cela nous est arrivé encore pas plus tard que lundi, ne cédons pas au découragement parce que certaines personnes trouveraient à redire au fait que les enfants sont avec leurs parents dans l’œuvre d’évangélisation commandée par Jésus, selon Matthieu 28 : 19 et 20 : « Allez et faites des gens de toutes les nations des disciples et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. » Dans La Tour de Garde, il est mentionné La Tour de Garde du 1er septembre, je vous invite à prendre note de ces références et en famille examiner ces points qui sont importants, qui sont des rappels, il est dit, dans La Tour de Garde du 1er septembre 2000 à la page 10 au § 18, il est dit : «  Aujourd’hui encore les Témoins de Jéhovah comprennent qu’ils ne doivent pas se laisser intimider par les possibles réactions négatives de leurs adversaires, car sinon, ils ne manifesteraient pas la même attitude mentale que Jésus. Nombreux sont ceux qui s’opposent à nous. Certains parce qu’ils ne sont pas bien informés, d’autres parce qu’ils nous haïssent, nous ou notre message. Nous ne laissons jamais leur attitude hostile saper notre état d’esprit positif. Ne permettons pas au monde qui nous entoure de nous dicter la manière dont nous devrions pratiquer notre culte. » Voilà un point très important, il nous faut pas nous décourager devant l’adversité.

 

Il est bien que les enfants accompagnent leurs parents dans le ministère. Les enfants peuvent ainsi être formés progressivement dans la prédication. Une sœur a écrit, je cite : « Enfants, nous savions que nous avions notre part à faire, ne serait-ce que sonner à une porte et laisser une feuille d’invitation.  Grâce à une bonne préparation avant les activités du week-end, nous savions quoi dire. » Les enfants qui ne sont pas encore prêts pour entamer une discussion biblique à une porte, du moins aisément, peuvent offrir des dépliants ou des périodiques et il leur suffit d’apprendre une présentation simple de deux ou trois phrases très courtes. Et grâce aux séances d’exercice, là les parents jouant le rôle d’interlocuteur, les petits enfants peuvent avec le temps donner un témoignage plus complet. Et ici, il est ajouté une note :

 

 

« Ayant reçu une telle formation, un adolescent

dont les parents sont Témoins de Jéhovah, et qui est désireux

 de prêcher et capable d’exprimer sa foi, peut accompagner

un proclamateur ou un pionnier adultes de la congrégation. »

 

Alors, notez ce point qui est très important, peut-être que nous pouvons en tant que proclamateur ou pionnier apporter de l’aide aux adolescents, nous ne laissons pas toute la responsabilité aux parents d’assumer cela. Alors, je répète : ayant reçu une telle formation, un adolescent dont les parents sont Témoins de Jéhovah et qui est désireux de prêcher, et capable d’exprimer sa foi, peut alors accompagner un proclamateur ou un pionnier adultes de la congrégation, bien sûr avec leur assentiment cela va de soi.

 

 

La formation donnée par les parents aidera les enfants à être plus hardis. Il est intéressant de lire dans La Tour de Garde du 15 juillet 1991 p. 24 ce qu’un jeune frère de 14 ans a raconté : « A l’école, tous savent que je suis Témoin. En fait, ils le savent si bien que si je rencontre des camarades quand je suis en prédication, je ne suis pas mal à l’aise. En général, ils écoutent et, bien souvent, ils acceptent des écrits bibliques. » Un jeune chrétien de 12 ans explique qu’il s’attend à rencontrer ses camardes de classe quand il participe à la prédication. On comprend, ça doit pas être facile mais ce sont de jeunes proclamateurs hardis qui sont fiers d’être des serviteurs de Jéhovah.

 

 

Alors, il est dit, au lieu d’être démoralisé par cette pensée, il répète régulièrement ce qu’il compte dire le moment venu. Donc, il se prépare, il répète régulièrement. Il est ainsi prêt à fournir de solides raisons de sa foi. Il est ajouté une note : Il convient de rappeler ici l’obligation faite en France de respecter la laïcité en milieu scolaire, c’est à dire ne pas faire de prosélytisme ni de diffuser d’écrits religieux dans l’enceinte scolaire. Par ailleurs, si un sujet religieux est abordé pendant un cours, un jeune chrétien devra défendre la vérité, il ne s’agit pas de combattre, il devra défendre la vérité et rétablir les faits si des erreurs sont propagées sur sa foi. 

 

 

            Oui, faisons preuve de foi et voyons comment Jéhovah donne aux parents et à leurs enfants la force de partager l’espérance du Royaume selon Matthieu 24 : 14 et il est conseillé de lire le Psaume 29ème verset 11 partie a : « Jéhovah lui-même donnera de la force à son peuple. » Il nous faut nous montrer entièrement confiant en Jéhovah et il nous soutiendra.

 

 

Alors, il est fait également référence au Ministère du Royaume de décembre 2000 p. 1 § 3, je lis : « Des jeunes gens plein de hardiesse. Vous qui êtes enfants ou adolescents, avez-vous du mal à donner le témoignage à vos amis en raison de votre nature craintive et timide ? Ce n’est pas toujours facile quand ce n’est pas un véritable défi à relever. Mais Jéhovah vous donnera la force de partager votre foi si vous le priez de vous accorder la hardiesse nécessaire ( Ps 138 : 3. La hardiesse vous aidera à vous faire connaître comme Témoin de Jéhovah et à supporter d’éventuelles railleries. Et cela aura aussi pour conséquences d’aider ceux qui vous écouteront à obtenir le salut. C’est une chose très importante. Egalement, à la page 8 du Ministère § 4, il est dit : « Il n’est pas rare que des jeunes Témoins subissent des pressions de leurs amis et craignent que ces derniers ne les méprisent parce qu’ils participent à l’œuvre d’évangélisation. Une jeune adolescente américaine s’est confiée en ces termes : « J’avais peur de donner le témoignage aux autres parce que je craignais qu’ils se moquent de moi. » Elle évitait donc de donner le témoignage à ses camarades. Où pouvez-vous trouver la force de résister aux pressions de votre entourage ? Mettez votre confiance en Jéhovah et recherchez son sourire approbateur (Proverbes 29 : 25. Tirez de la fierté de votre aptitude à utiliser la parole de Dieu avec aisance dans votre ministère ( 2 Tim. 2 : 15). La jeune fille dont nous venons de parler s’est mise à prier Jéhovah et lui a demandé de l’aider à cultiver le désir de parler à ses amis. Elle a commencé à témoigner de sa foi de manière informelle et, après avoir obtenu de bons résultats, elle n’a pas tardé à en parler plus librement. Elle conclut : « Ces jeunes ont besoin d’un espoir pour l’avenir, et Jéhovah nous utilise pour les aider. » Alors voilà le premier domaine aujourd’hui des conseils qui sont donnés aux parents qui font honneur de les mettre en pratique.

 

 

Deuxième point :

 

« Soutenir les parents qui ont besoin d’aide pour diriger leurs enfants »

 

 

 

Rappelons tout d’abord que les parents, en particulier le père, ont la responsabilité biblique d’enseigner leurs enfants. Alors, il est mentionné Deutéronome 6 : 6 et 7 ; 1 Timothée 5 : 10 et de prendre note. Il est conseillé de lire la troisième référence c’est à dire Ephésiens 6 : 4 : « Et vous pères, n’irritez pas vos enfants, mais continuez à les élever dans la discipline et les avertissements de Jéhovah. »

           

 

            Alors, la question suivante est posée : cela exclut-il toute autre aide ? Pas du tout si les parents ou le parent, dans le cas d’une famille monoparentale, ont besoin d’assistance pour diriger spirituellement leurs enfants, nous pouvons inviter cette famille à se joindre à un foyer chrétien lorsque celui-ci consacre du temps à l’étude ou à la prédication. Par ailleurs, les anciens peuvent penser qu’il serait judicieux de diriger une étude biblique avec un ou plusieurs enfants. Dans ce cas, il serait bien de demander à un pionnier ou à un proclamateur expérimenté de diriger une telle étude biblique. -- C’est d’ailleurs cette question qui a été tenue lors de la réunion de décembre qui a été tenue avec les anciens et les pionniers permanents --. Il est ajouté : si l’enfant baptisé ou non n’a étudié qu’un seul livre par exemple le livre Connaissance, celui qui dirigera l’étude sur la base d’un autre livre peut être Une Paix Véritable ou Unis dans le culte ou Parole de Dieu pourra compter son temps, une étude biblique et une nouvelle visite. L’enseignant prendra tout le temps nécessaire pour aider l’enfant ou l’adolescent à comprendre et à accepter ce qu’il apprend dans la Parole de Dieu et à développer son amour pour Dieu et le prochain. Alors il est dit prendre Romains 12 : 1, 2 : « Je vous supplie donc, frères, par les compassions de Dieu de présenter vos corps comme un sacrifice vivant, sain, agréable à Dieu : un service sacré avec votre raison. Et cessez de vous conformer à ce système de choses-ci, mais transformez-vous en renouvelant votre intelligence, pour pouvoir éprouver personnellement ce qu’est la volonté de Dieu, bonne, agréable et parfaite. » Alors, il est donné les références de La Tour de Garde du 1er octobre (année non précisée) page 9 § 6, il est dit : « Il y a également parmi nous de nombreux petits (« pas en taille, petits entre guillemets » propos de l’orateur ) à qui les parents enseignaient les normes de Jéhovah mais qui ont besoin de se convaincre que sa volonté est juste, comment peuvent-ils faire ?

 

 

 En Israël, les prêtres et les anciens avaient reçu cette instruction : « Tu liras cette loi devant tout Israël à leurs oreilles. Rassemble le peuple, les hommes, les femmes et les petits, ainsi que ton résident étranger qui est dans tes portes, afin qu’ils écoutent et afin qu’ils apprennent, car ils devront craindre Jéhovah votre Dieu et avoir soin d’appliquer toutes les paroles de cette loi. Et leurs fils, qui ne savaient pas, devront écouter, et ils devront apprendre à craindre Jéhovah votre Dieu. » A douze ans déjà Jésus qui vivait sous la loi, manifestait le vif désir de comprendre les lois de son père. Par la suite, il prit l’habitude d’écouter et de faire la lecture des Ecritures à la synagogue. Nous encourageons les jeunes chrétiens à suivre son exemple en lisant la Parole de Dieu chaque jour et en étant assidu aux réunions, lieu de lecture et de l’étude de la Bible. »

 

 

            Rappelons qu’il est préférable que le ou les parents assistent à l’étude, (« d’autres membres de la congrégation conduisent cette étude avec leurs enfants ») mais rappelons qu’il est préférable que le ou les parents assistent à l’étude quand il s’agit d’enfant mineur. Si le jeune est un proclamateur non baptisé, le proclamateur ou le pionnier pourra également participer à sa formation dans la prédication. Un jeune a reconnu : « Les pionniers m’ont beaucoup encouragé, je me joignais à eux surtout pendant les vacances scolaires. Et parfois, il m’arrivait de passer 60 heures par mois dans l’œuvre de prédication. Après cela, il ne m’a pas été difficile de franchir le pas et de devenir pionnier permanent. » Nous voulons de toutes façons aider nos jeunes compagnons à acquérir et à préserver une foi forte qui les poussera à louer leur Créateur et, comme le recommande I Corinthiens 7 : 31, à « ne pas user du monde pleinement. »

 

 

            Efforçons-nous, conclusion, d’imiter Jéhovah qui s’intéresse avec affection aux enfants et aux jeunes gens. Nous souhaitons que nos enfants viennent grossir les rangs de ceux qui chantent les louanges de gratitude à « notre Dieu, qui est assis sur le trône, et à l’Agneau. » Révélation 7 : 10.

 

 

 

Alors, vous avez pris note

certainement de ces points, on va passer certains points

où je vous demande votre participation, assez rapidement,

il suffit de faire ressortir les idées-clés.

 

 

1.       L’orateur : alors, comment le texte de Matthieu 21, (doit-il servir de thèse -- inaudible) montre-t-il qu’il est bien que les enfants participent à la prédication ?

 

o        Sœur Bra. : « Jésus leur a montré que de la bouche des jeunes enfants, il en sortirait de la louange pour Jéhovah. »

 

 

2.       L’orateur : pourquoi n’y a-t-il pas lieu de se décourager si certains trouvent à redire au fait que les enfants et les jeunes participent à la prédication ? « Pourquoi vous amener vos enfants à faire de la prédication, vous croyez pas qu’il est beaucoup mieux hein à s’amuser, à jouer plutôt que de les forcer à vous accompagner ? Alors, pourquoi n’y a-t-il pas lieu de se décourager ? » ( propos ajoutés du lecteur )

 

o        Sœur Li. : « parce que c’est le devoir des parents de former leurs enfants…(inaudible).

 

o        L’orateur : voilà, de toutes façons hein, c’est pas, ce sont pas eux nos juges, cette dignité c’est Jéhovah hein ? Aussi, si certains trouvent à redire, nous n’allons pas nous décourager pour autant.

 

 

3.       L’orateur : alors, comment les parents peuvent-ils former leurs enfants dans la prédication ?

 

o        Sœur Van. C. :" Une belle préparation à la maison est importante pour voir que l’enfant peut faire telle ou telle chose et peut-être qu’il accepte d’actionner la sonnette, ou bien alors distribuer un tract, un dépliant selon l’âge de l’enfant.

·         L’orateur : Voilà. Bien, vous êtes à féliciter les enfants, même les petits enfants qui peuvent l’enregistrer.

 

L’orateur : alors, comment les parents peuvent-ils former leurs enfants dans la prédication ?

 

o        Frère Cor. F. : « Des séances d’exercice ne serait-ce que deux ou trois phrases pour présenter un périodique par exemple. »

 

 

4.       L’orateur : voilà. Quels exemples montrent qu’il est possible de prêcher avec hardiesse ? Citez quelques exemples.

 

o       Sœur Van. A. : « On a parlé d’un jeune frère de 14 ans qui a tout de suite fait connaître sa qualité de Témoin de Jéhovah ( C’est moi qui ajoute : « dans les propos cités plus haut, le jeune de 14 ans révèle seulement qu’il est Témoin. On ne dit pas s’il est baptisé. La Société emploie le terme de « qualité de Témoin de Jéhovah ». Cette extension oblige un peu le jeune de Témoin de Jéhovah à s’identifier comme Témoin de Jéhovah alors qu’il ne l’est pas encore et/ou ne le sera pas dans l’avenir. »). Un autre de 12 ans expliquait qu’il n’avait pas à craindre quand il rencontrait ses camarades, il montrait qu’il prêchait, c’était beaucoup plus simple, comme ça c’était clair. » 

 

·         L’orateur : voilà, hein il est dit qu’il était préparé, il était préparé en conséquence pour faire face à certaines situations.

 

 

5.       L’orateur : alors, qui a la responsabilité première d’enseigner les enfants ? C’est la responsabilité de qui ?

 

o        Sœur Du. : « ce sont les parents. »

 

·         L’orateur : voilà hein, alors c’est une lourde tâche hein, ce sont nos enfants. Nous voulons qu’ils rentrent avec nous, hein, dans le monde nouveau, il faut les soutenir, il faut les former, c’est notre responsabilité. N’oublions pas que Jéhovah s’attend à ce que nous le fassions. Ne le renions pas…(inaudible ensuite).

 

 

6.       L’orateur : et enfin, quelle aide peut être apportée aux parents qui ont besoin d’assistance pour diriger spirituellement leurs enfants ? Quelle aide, hein, nous sommes tous concernés, alors quelle aide pouvons-nous apporter (bis) ?

 

·         Frère J. L. C. : « on a parlé des foyers monoparental (sic), des foyers qui ont des difficultés, eh bien à ce moment là, on peut demander à un pionnier ou à un proclamateur expérimenté de faire étude, mais il faut qu’il le comprenne. »

 

·         L’orateur : Bien, nous sommes tous donc, jeunes et âgés, vivement encouragés à être hardis et zélés pour l’œuvre du Royaume.

 

 

L’orateur : alors, comment le démontrer, c’est ce que nous devons discuter avec le frère Géry C. avec l’examen de l’article : « Faites connaître le nom et les manières d’agir de Jéhovah ».

 

 

 

 

 


INDEX


 


 

(1) Danièle Hervieu-Léger. La religion en miettes ou la question des sectes. Ed Calman-Lévy, 2001. p.74.

2  Dans le contenu des réunions de service spéciales que le Béthel avait fait parvenir en 1995 ou 1996, à l’objection : « Vous dites être les seuls à détenir la vérité ! », cette réponse avait été donnée : « Nous ne détenons pas la vérité. La vérité appartient à Dieu. Nous avons la conviction d’avoir trouvé cette vérité et d’y marcher. Les personnes qui prennent leur religion au sérieux la croient-ils fausse ? Les Témoins de Jéhovah jouissent du même droit. Notre conviction ne nuit à personne car de deux choses l’une : ou nous nous trompons, et alors ils ont raison, ou nous avons raison et alors il faut le dire » Notes rassemblées par mes soins. Chapitre Les Témoins de Jéhovah et la religion p. 29.