JEHOVAH, LE NOM DE DIEU

JEHOVAH (*)  LE NOM DE DIEU.

 

 

 

(*)   En français le yod (Y) hébreu est traduit par la lettre J.

 

 

De nos jours l’emploi de ce nom vous classe automatiquement comme « témoin de Jéhovah » ce qui en dit long sur l’inculture biblique ambiante.

 

Pour nous, une vérité reste une vérité, qu’elle soit énoncée par un athée, un communiste ou un TJ ne change pas sa nature.

 

Le seul argument présenté contre l’utilisation du nom Jéhovah serait une erreur née de la superposition des consones du tétragramme sacré YHVH avec les voyelles du nom Adonaï.

 

Si l’on accepte cette hypothèse on obtient  Ya Ho Va Hï  et non pas Yé Ho VaH ce qui suffit à discréditer cet argument. 

 

Les « catholiques » qui ont refoulé ce nom ne savent sûrement pas (savent-ils quelque chose de la Bible dont la lecture leur fut si longtemps interdite ?) que le nom de Jéhovah fut très longtemps utilisé par leur église, comme étant le nom propre de Dieu.

Le très catholique « Dictionnaire de la Bible » de F. Vigouroux 1912 recense 6000 utilisations de ce nom dans la Bible.

 

La King James des anglo-saxons l’utilise couramment et le Easton Bible dictionnary en valide l’usage.

 

Victor Hugo en faisait usage lui aussi (cf : « lorsque Caïn se fut enfui de devant Jéhovah »).

 

Nous possédons l’exemplaire n° 565 de la version 1905 de l’abbé Crampon, chanoine d’Amiens, déjà révisée par les jésuites et des professeurs de Saint Sulpice qui avait obtenue l’aval (l’imprimatur) du Vatican le 7/10/1905. Il s’agit donc d’une traduction biblique on ne peut plus catholique.

 

Voici comment cet excellent hébraïsant traduit le passage clé de Ge 22 à partir des textes originaux hébreux (massorétiques sans doute) où l’Eternel fait connaître son nom.

 

Ge 22 :14 Abraham donne à ce lieu le nom de Jéhovah-Jiré d’où l’on dit aujourd’hui sur la montagne de Jéhovah il sera vu (15) l’ange de Jéhovah appela du ciel une seconde fois en disant : (16) je l’ai juré par moi-même dit Jéhovah

 

Ce n’est donc pas le nom de Yaweh que l’abbé Crampon a lu dans ces textes mais bien celui de Jéhovah.

 

 

 

De même la version synodale (1962) et celle du méticuleux Darby (1960) ou encore la Segond (1948) traduisent les noms de la Bible composés avec celui de Dieu par le préfixe Jého comme par exemple : Jéhojada, Jéhojakin, Jéhojakim, Jéhojarib, Jéhoshoua, lesquels sont devenus moins « voyants » dans les réeditions « modernes » qui les transforment en Jojada, Jojakin ; Jojakim, Jojarib,  Josué.

 

Il faut bien noter que tous les dictionnaires et encyclopédies religieux modernes ne font que reprendre le point de vue dominant dans la chrétienté et ne sont pas une caution pour la vérité.

 

A ce titre ouvrons une parenthèse pour dire que la majorité des commentaires sur la date de naissance de Jésus (qui ne sont souvent que la recopie de commentaires précédents) font toujours référence aux ouvrages les plus répandus (comme le Larousse en France) qui donnent « moins quatre » de notre ère pour la mort d’Hérode alors que d’autres dictionnaires (comme Quillet et Flammarion par exemple) donnent « plus quatre » de notre ère pour le même événement.

Or si l’on retient « plus quatre » on est en accord avec une durée valable d’exil en Egypte et avec le début de vie publique du Christ, à 30 ans révolus, donc au début de la 31°.

 

Il est bon ici de rappeler qu’autrefois les rabbins se scandalisaient lorsque l’on prononçait le nom de Jéhovah devant eux.

 

La tradition juive nous a privés de la connaissance de ce nom (comme si l’alliance n’avait été traitée qu’avec eux ) en lui substituant le mot Adonaï et en supprimant les voyelles pour ne laisser subsister que les consonnes Y.H.V.H. que l’on désigne sous le nom de Tétragramme sacré.

 

La Bible nous permet de les retrouver facilement à l’aide des noms composés du préfixe Dieu comme par exemple Josué qui s’écrit Yehoshoua et signifie Dieu-sauve (Yeho shoua) qui montre que le « é » et le « o » sont bien les deux premières voyelles a utiliser avec le tétragramme tandis que la troisième, « a », se trouve dans Yah le diminutif du nom de Dieu qui, comme beaucoup de diminutifs, comporte la première « y » et les dernières lettres « ah » du nom.

 

On obtient alors: Y « e » H « o » V « a » H.

 

  

edlyinev

 

 

 

 

P.S.  Ceux qui voudraient « faire plus détaillé » peuvent consulter le site de Gérard Gertoux : http://www.divinename.net/

 

 

Jéhovah.  Complément d’infos

 

La traduction grecque des livres de l'ancien testament, la Septante, contenait à l'origine le nom divin YHWH. Ce n'est que plus tard, dans des copies tardives datant du deuxième siècle de notre ère, que le tétragramme fût remplacé par le mot "Kyrios" ("Seigneur").

Dans la présentation de son livre « Un historique du Nom divin », Gérard Gertoux, hébraïsant tétragrammiste de renommée mondiale, explique, documents à l'appui, qu' « aucune Septante avant 150 de notre ère ne contient le nom Seigneur ou Kurios en grec 
» là où le Tétragramme se rencontre dans le texte hébreu.

 

Pour une consultation de plusieurs fragments anciens de la Septante contenant le tétragramme YHWH, ou sa forme transcrite en grec, consulter la page

 

http://ccat.sas.upenn.edu/rs/rak/earlypap.html

 


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