Réflexions autour de la taxation des dons manuels de l’Association Les Témoins de Jéhovah

 

Les dons sont-ils faits pour soutenir notre culte ou non ?

 

 

SOMMAIRE

Avant-propos

 Par G. Briche

1. Le dossier, l’affaire de la taxation des dons manuels de l’Association Les Témoins de Jéhovah….p.2.

2. Appel de soutien et de mobilisation du Béthel à toutes les congrégations de France….p..3

3. Les faits objectifs de l’affaire.p. 4

4. Le régime légal de l’œuvre en France depuis 1979....p. 5

5. Les activités de l’Association Les Témoins de Jéhovah .p. 7

 

 

 

 

 

Conclusion. Quid de l’ATJ ? Les offrandes faites aux associations des Témoins de Jéhovah ont-elles été faites pour soutenir leur culte ou non ?……………………………………………………………………………………………….......………………p. 14

NOTES……………………………………………......................................................……………….………..p.17

Résolution de l’A.T.J. " Nous, assemblée générale des membres de l’ " Association Les Témoins de Jéhovah ", " Il ne sera plus suggéré le moindre paiement en contrepartie des publications décidons qu’à compter du 1er juin 1990, il ne sera plus suggéré le moindre paiement en contrepartie des publications et prestations offertes à tous les fidèles et sympathisants et prestations offertes à tous les fidèles et sympathisants ainsi qu’au public….p.18

ANNEXES

Sommaire des courriers……………………………………………………………………………………………….………….p.20

Avant-propos : En préparant ce dossier nous nous sommes vite rendus à l’évidence que nous étions en face d’un type d’influence sociale particulière de la Société : la difficulté de la conscience de soi du Témoin en fait, plus qu’un fidèle d’une Eglise traditionnelle, un rouage efficace au service du projet de la Société. Implicitement, la pression informationnelle que la Société exerce infère sur les Témoins en grand besoin d’approbation sociale car le Témoin n’a guère de point de comparaison sociale. Le Témoin de Jéhovah n’est pas, en effet, demandeur d’information auprès de sa hiérarchie, ni producteur d’interactions avec son groupe et susceptibles de faire émerger des produits originaux qui pourraient constituer des règles de conduites et des échelles de références communes innovantes.

Nous sommes donc partis de l’hypothèse que " le témoin se représente la Société à la fois comme une sorte d'enveloppe maternelle rassurante, unitaire et féconde en nourritures spirituelles, et comme un corps dont chaque partie est indispensable. Ces deux dernières représentations contribuent à entretenir le sentiment que l'organisation est le déjà-là du paradis. Cet imaginaire ne peut persévérer que grâce à la manipulation constante des dirigeants et à une déformation de la réalité par les adeptes pour les rendre conforme à leurs désirs " 1. Nous avons voulu pour ce dossier passer en revue selon Kellman, 1974, une des formes de pouvoir de la Société à sa disposition qui consiste à diluer l’information ou de ne pas donner l’information tout simplement, ce qui est une des formes la plus efficace d’influencer les actions d’autrui : pas besoin, en effet, de contrôle ou de surveillance, pas besoin de dire que l’Association Les Témoins s’est abstenue de déclarer les offrandes manuelles qu’elle avait reçues ce qui entraînait obligatoirement une logique de procédure de taxation d’office de l’administration fiscale. La tentative de l’Association dans cette affaire de faire s’approprier ses représentations, ses croyances négatives, en fait une cible d’identification par ses membres qui modifieront leurs comportements en conséquence. Le pouvoir de la Société de mobiliser ses troupes d’avant-garde et de les utiliser comme courroie de transmission est perçu, en outre, comme légitime. Les deux campagnes de diffusion massive de tracts " Français on vous trompe " et " Que se trame-t-il en France, les libertés pourraient-elles régresser? " mettent aussi bien en avant les aspects cognitifs du socio-centrisme et des stéréotypes.

Sur le fond, nous ne sommes pas en mesure de juger du bras de fer qui se joue entre l’administration fiscale et les Témoins de Jéhovah mais simplement de tirer les leçons sur la manière dont un mouvement épinglé tente d’amplifier ses prétentions à l’exemption religieuse. La dernière lettre en date de mars 2002 semble toutefois de réduire une certaine dissonance. A partir de documents, cette contribution n’a que l’ambition de restituer la partie de cache-cache à laquelle se livre le Béthel dans son discours de sollicitation pour le soutien financier de ses associations nationales, les coûts de fonctionnement des locaux où sont préparés les publications et l’enregistrement des K7 audio et vidéo et la livraison gratuite des publications imprimées en Angleterre et la manifestation attendue de générosité pour la mise à disposition gratuite des mêmes publications. En fin de compte, c’est à un démontage de la mécanique financière de l’ATJ que nous nous sommes modestement livrés.

 

1. Le dossier, l’affaire de la taxation des dons manuels de l’Association Les Témoins de Jéhovah

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" La secte redressée se cabre ", " Apocalypse fiscale pour les Témoins de Jéhovah ",  "redressement de 303 millions de francs réclamés à l’Association Les Témoins de Jéhovah " avec ces manchettes de journaux, les associations menacées de subir le même sort, disent les Témoins, s’inquiètent. Avec le Mandarom menacé réellement de subir la même ponction, et l’Association Les Témoins de Jéhovah, ce ne sont cependant que deux associations, qui se sentant bien seules à être dans la ligne de mire de l’administration fiscale, crient à leur mise à mort programmée. Les Témoins de Jéhovah ont qualifié de dragonnade fiscale le contrôle qu’ils ont subi et qui aura mobilisé à leur siège une année et demi toute une brigade financière armée d’ordinateurs portables. La ponction réclamée est mal perçue, on le comprend, par les responsables de l’association qui en appellent à leurs membres pour réagir. La mobilisation a été rapide et chaque Témoin y a été de sa petite lettre à destination du gouvernement ou du service des finances pour en appeler à plus de justice fiscale et dénoncer dans des termes mesurés cette iniquité.

Mais que sait-on de cette affaire réellement ? L’administration fiscale avait invité puis mis en demeure l’Association Les Témoins de Jéhovah de déclarer ses dons manuels dans le délai d’un mois puis en l’absence de déclaration, elle avait, recourant à la procédure de taxation d’office, notifié à l’Association un redressement portant sur les années 1996 et 1997. Elle lui a ensuite adressé un avis de mise en recouvrement des sommes de 150 347 916 F à titre principal et de 147 055 618 F au titre des pénalités et des intérêts de retard. Le mouvement jouant évidemment sur les ressorts du thème du harcèlement, voire de la persécution fiscale, il est difficile de se faire une opinion sur l’éventualité ou non d’une discrimination à l’encontre d’un groupe classé parmi les mouvements sectaires et a priori stigmatisé. Il est difficile d’évaluer de ce qui pourrait résulter ou non de l’application d’une simple mesure fiscale dont les intéressés concernés auraient beau sans cesse crier à l’injustice sans n’y rien pouvoir changer car l’administration fiscale n’a pas d’états d’âme : la règle qui prévaut en matière d’exercice exclusif d’un culte pour le fisc est absolue, Dieu seul y reconnaîtrait les siens ; le fisc, en effet, distingue très nettement les activités spirituelles des activités commerciales ou de droit commun des groupements litigieux ou se réclamant d’une idéologie religieuse. "Eglises" ou "sectes" -- l'administration ne fait pas la différence -- doivent impérativement fonctionner conformément à leur objet. Et l'objet (art. 19 loi 1905) de l'association cultuelle, c'est, à titre "exclusif", l'organisation du culte. L’administration ne voit pas le " religieux ", position constante du fisc, elle ne voit que l’activité réelle d’une association tout court.

Le Témoin de Jéhovah de base à travers les courriers de l’organisation entend parler de discrimination religieuse et d’application tendancieuse d’une loi envers une de ses associations nationales et qui ne concernerait de surcroît que les personnes physiques. Un tour d’horizon de la production de l’information du Béthel nous permettra approximativement, en fait, outre d’analyser le type d’influence exercée sur un groupe, d’évaluer en gros ce que le Béthel en vient à lui résumer de façon sommaire des griefs portés contre lui en ces termes : les dons sont-ils faits pour soutenir notre culte ou non ? Nous publierons en annexe les lettres du Béthel aux congrégations peu avant la décision annoncée et après le dénouement de l’affaire devant la cour d’appel de Versailles, ainsi que celles qui ont trait à chacun des chapitres traités.

 

 

  1. Appel de soutien et de mobilisation du Béthel à toutes les congrégations de France

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Les sommes réclamées par le fisc représenteraient selon Maître Alain Garay, avocat de l’Association, " le montant de la taxation du denier du culte sur quatre années ". Celui-ci rappelait que sur les 800 000 associations déclarées en France, seules 5 % d’entre elles bénéficiaient d’exonération fiscale dès lors qu’elles répondaient conformément à l’article 795 du Code général des impôts, aux critères d’utilité publique, de la bienfaisance ou d’assistance. Ces dernières sont alors exemptées de taxes sur les dons et legs. " L’heure n’est plus à l’hésitation mais à l’action " disait le Béthel qui entendait mobiliser tous les Témoins qui doivent se sentir concernés individuellement . " Chaque Témoin doit exprimer son indignation devant ce qu’il doit considérer la taxation des offrandes des Témoins de Jéhovah comme une atteinte aux intérêts du royaume. Pourquoi le denier du culte catholique ne serait-il pas taxé ? Nos offrandes ont-elles été faites pour soutenir notre culte ou non ? " fait demander le Béthel à chaque Témoin les prenant à témoin et s’empressant de leur préciser que l’association Communauté chrétienne des Béthélites et l’Association Chrétienne Les Témoins de Jéhovah de France ne sont pas touchées par cette mesure. La question relative à la taxation des dons manuels semble reposer en effet sur une simple problématique : ou les Témoins de base s’assimilent à leur Association et interprète comme geste d'inamitié, de discrimination, ou comme une manifestation d'hostilité franche, la mesure venant de l’application simple de la loi de finances portant réforme sur le régime des droits de mutations et veulent se retrancher derrière la motivation du caractère cultuel de leur mouvement. L’est-il ? L’arrêt de Versailles a fait ressortir en droit ce qu’il faut en penser. De fait, le Béthel semblait déjà avoir tiré leçon des faits depuis la notification des dons manuels et la sortie du Rapport parlementaire en 1999 Les Sectes et l’argent, le Béthel distingue désormais le domaine religieux cultuel relatif à la production de ses publications du domaine religieux exclusivement cultuel désignant les activités des autres associations cultuelles nationales. Le problème subsisterait néanmoins du fait de la confusion des domaines volontairement ou non entretenu et du montage associatif complexe de l’organisation des Témoins de Jéhovah.

3.Les faits objectifs de l’affaire

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Les 303 millions de francs réclamés à l’association ne résultent pas de la fraude fiscale a toujours tenu à préciser Alain Garay avocat de l’Association Les Témoins de Jéhovah. Ses membres directeurs ignoraient-ils cependant qu’à compter du 1er janvier 1993, l’intérêt du don manuel allait considérablement diminuer. En effet, le don manuel selon les nouvelles mesures en 1992, serait assujetti aux droits de mutation lorsqu’il aurait été révélé à l’Administration (spontanément ou à la demande de cette dernière). " Désormais, à l’occasion d’une procédure de vérifications personnelle, l’Administration disposera d’un moyen de pression redoutablement efficace à savoir la menace de taxation d’office. Si le don manuel n’est pas déclaré, celui-ci sera, en effet, considéré comme un revenu non identifié et donc taxé comme tel (article L69 du Livre des procédures fiscales) ! Obligé de révéler le don manuel, le contribuable sera tenu de le déclarer et de l’enregistrer dans un délai d’un mois (article 931 du Code civil), et donc d’acquitter les droits de mutation correspondants. Jusque-là, le contribuable – non héritier du donateur – n’avait qu’à apporter la preuve du don (photocopie du chèque ou du virement) pour échapper à tout impôt " (1) .

Ne s’estimant pas contribuable personne physique, Les Témoins de Jéhovah assimilant les versements effectués par leurs adeptes au denier du culte, se sont donc abstenus de déclarer ces sommes alors que pour le fisc, elles doivent être taxées à hauteur de 60 % (2).  La référence au " denier du culte " semble a posteriori participer à une stratégie du mouvement. En effet, alors que les Témoins de Jéhovah se targuait de n’avoir comme règle essentielle et immuable présidant au mode de financement de leur culte que le principe de l’offrande entièrement volontaire, ils déclaraient, en effet, dans une brochure d’information remise aux députés et aux principaux élus en 1992 qu’ " Il n’est jamais fait de quêtes dans les Salles du Royaume ni sur les lieux des assemblées des témoins de Jéhovah. Il n’existe pas non plus de dîme ou de denier du culte " (3) Pourtant c’est de la perception appartenant à la représentation du culte catholique que la catégorisation des offrandes manuelles fait référence manifestement pour entretenir une confusion entre le denier du culte destiné à subvenir à l’exercice exclusif du culte catholique alors que les dons manuels chez l’Association Des Témoins de Jéhovah étaient affectés à soutenir financièrement des activités d’impression de publications, de livraison de matériaux d’infrastructures, livraison de biens à finalités humanitaires, et constructions d’édifices religieux en France et hors de la métropole, activités jugées par la jurisprudence non exclusives à l’organisation d’un culte.

Il n’est pas inutile à cet effet de faire un bref historique du parcours du Béthel de France depuis le fameux arrêt de 1985 et depuis lors.

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4. Le régime légal de l’œuvre en France depuis 1979

Si quelques tribunaux administratifs ont conféré, par l’exonération de la taxe foncière sur leur lieu de culte, la reconnaissance de l’exercice exclusif du culte à des Associations locales pour le culte des Témoins de Jéhovah, les ministères de l’Intérieur et des finances ne l’a pas conféré aux associations nationales puisque aucune n’a pris le risque de la solliciter et a fortiori encore moins l’ATJ. Reste le principe, selon l’expression du commissaire du gouvernement Frédéric Scanvic, que " que la circonstance qu’(une) association ne puisse être considérée comme cultuelle au sens de la loi de 1905 ne fait pas obstacle à ce qu’elle soit regardée comme une association cultuelle ", autrement dit rien n’interdit à une association qui se prétend, de par son objet et ses statuts, cultuelle de se comporter comme telle (4). Cependant, elle ne sera pas regardée comme association cultuelle tant qu’elle n’aura reçue reconnaissance de la grande capacité juridique par exemple à l’occasion de l’autorisation d’octroi d’un legs par l’autorité compétente. Un arrêt simultané du Conseil d’Etat (24 octobre 1997) à propos de la taxe foncière sur le lieu de culte rappelle le droit et la notion d’exercice exclusif du culte : " (Le culte) est la célébration de cérémonies organisées par des personnes réunies par une croyance religieuse de rites et de pratiques ; ces associations ne peuvent mener que des activités en relation avec cet objet telles que l’acquisition ou la location de leurs lieux de culte ainsi que l’entretien et la formation des ministres et autres personnes concourant à l’exercice du culte " Mais : " Le respect du caractère exclusif du culte doit être apprécié au regard des statuts de l’association et de ses activités réelles. La poursuite d’autres activités, sauf si elles se rattachent directement à l’exercice du culte et présentent un caractère strictement accessoire, est de nature à l’exclure du bénéfice du statut " (5).

Historiquement, l’ATJ, vu sa représentativité sociologique, a toujours été confondue avec le mouvement des Témoins de Jéhovah. Cependant, le 6 juin 1979, l’Association chrétienne Les Témoins de Jéhovah de France fit part d’une modification importante dans le régime juridique de l’activité en France qui la concernait. Elle informait toutes les congrégations de France que le Comité de filiale s’était " penché sur l’opportunité d’améliorer le régime légal de l’œuvre en France. Jusqu’à présent, celle-ci s’effectuait dans le cadre d’une association de la loi de 1901, enregistrée à la rubrique des associations étrangères par arrêté ministériel du 1er septembre 1947. Après une étude approfondie, il s’est avéré qu’il était judicieux de profiter de la conjoncture favorable actuelle pour solliciter notre enregistrement comme association cultuelle régie par la loi du 9 décembre 1905. Ces associations bénéficient de nombreux avantages, notamment une stabilité juridique beaucoup plus grande et des moyens d’action plus larges et plus adaptés à un objet cultuel ; enfin, elles jouissent d’une certaine image de marque et d’honorabilité, étant donné qu’elles sont soumises au contrôle de l’administration. Les grandes organisations religieuses de notre pays sont pour la plupart régies par cette loi du 9 décembre 1905. " Le Béthel annonçait que ses démarches entreprises pour obtenir ce régime juridique venaient d’aboutir. Par une reconnaissance en tant que telle de l’administration du Bureau des cultes ? Certes pas, aucune association selon le Ministère de l’Intérieur place Beauvau en date du 4 mars 1999 n’avait été attribuée à aucune association nationale de Témoins de Jéhovah et en l’occurrence pour celle dont nous parlons (6) lettre du Bureau des cultes. " Notre nouvelle association cultuelle, déclarée le 15 mai 1979 à la sous-préfecture de Boulogne-Billancourt, a obtenu la pleine capacité juridique par sa publication au Journal officiel du 28-29 mai 1979. Désormais, l’" Association chrétienne Les Témoins de Jéhovah de France  sera légalement responsable de l’activité déployée par les Témoins de Jéhovah dans le pays. Quant à l’association étrangère de la loi de 1901, elle subsistera temporairement pour faciliter le bon fonctionnement de nos activités pendant la période transitoire ". Son objet était, entre autres, de  satisfaire les besoins de cette Association et de toutes les œuvres s’y rattachant, notamment la propagation des croyances bibliques ( Cf. Association Chrétienne Les Témoins de Jéhovah de France. A toutes les congrégations de France, lettre du 6 juin 1979 )

 

De fait, le Conseil d’Etat refusa de reconnaître le statut d’association cultuelle à l’Association chrétienne des Témoins de Jéhovah de France. Les faits qui y ont mené sont les suivants. Par testament daté du 7 décembre 1979, un certain monsieur Leroux, Témoin de Jéhovah, fit un legs universel aux Témoins de Jéhovah d’une valeur de 700 000 F. Il mourut le 21 novembre 1980. Le Préfet des Hauts-de-Seine refusa aux Témoins le droit d’accepter. Entre temps, en 1981, selon Bernard Blandre, les Témoins envisagèrent de fusionner leurs deux associations et de transférer les biens de l’Association Les Témoins de Jéhovah consistant en publications, matériels d’imprimerie, d’enregistrement sonore et de transport et du matériel de bureau à la nouvelle association se réclamant de la loi de 1905. Là-dessus, la donation fut refusée en avril 1982 à la nouvelle association par arrêt ministériel au motif qu’elle ne respectait pas la loi de 1905 puisqu’elle n’était pas vouée à l’usage exclusif d’un culte. Selon une note de P. Soler-Couteaux, en effet, : " le compte d’exploitation de l’association pour 1980 faisait apparaître que ses publications lui procuraient plus de 71 % de ses recettes et justifiaient 54 % de ses dépenses (7). Le 5 juin 1982, l’Association chrétienne Les Témoins de Jéhovah de France en assemblée générale extraordinaire supprima l’article 4 selon lequel elle pouvait éditer pour prétendre être une association purement cultuelle tandis que la propagande et la diffusion étaient confiées à l’ATJ. Comme la catégorie des associations étrangères fut supprimée par la loi du 9 octobre 1981 et que ces associations furent assimilées à des associations à but non lucratif, l’Association Les Témoins de Jéhovah à ce titre fut rangée dans ce type d’associations qui ne sont pas autorisées à recevoir des legs (8). Restait l’association de 1905, mais un décret pris en Conseil d’Etat le 12 août 1982 confirma la décision préfectorale des Hauts-de-Seine de lui refuser de recevoir le legs Leroux.

Quoique ayant suscité des critiques de la part de la doctrine et en l’absence de motivations précises, comme en disent les Témoins de Jéhovah, le Conseil d’Etat refusa de reconnaître le statut d’association cultuelle aux Témoins de Jéhovah dans un arrêt d’assemblée du 1er février 1985 (CE, 1 février 1985, Association Chrétienne Les Témoins de Jéhovah) considérant que cette association n’avait pas une activité conforme à l’ordre public et à l’intérêt national – Arrêt de 1985. L’organisation avait réservé ses activités d'édition à l'association créée en 1947. Jusqu’en 1998, quoique la déclaration de cessation d’activité ait été déclarée le 18 mars 1997 selon l’arrêt en chambre correctionnelle du 17 septembre 2001 de la Cour d’appel de Rouen, c'était toujours l’" Association Les Témoins de Jéhovah " dont les statuts relèvent de la seule loi du 1er juillet 1901 qui avait en charge la gestion de l'imprimerie du mouvement située à Louviers.

Entre temps, l’Association Cultuelle Les Témoins de Jéhovah de France déclarée le 7 mai 1991 et publiée au JO le 12 juin 1991 succéda à l’Association chrétienne qui fut dissoute. Quant à l’Association pour la construction et le Développement des Lieux de Culte des Témoins de Jéhovah (ADLC), déclarée le 7 mai 1990 et publiée au JO le 30 mai 1990, c’est en ayant bénéficié d’apports consentis par des structures antérieures comme l’Association chrétienne des Témoins de Jéhovah qui lui aurait versé 3,6 millions de francs en numéraire et une créance de 108,1 millions de francs sur les associations locales qu’elle est devenue l’organe prêteur du groupe selon le Rapport parlementaire Les sectes et l’argent, page 39. Les dons transférés sous forme de prêts accordés par les associations locales à l’association nationale sont utilisés par cette dernière qui accorde à son tour des prêts aux mêmes associations locales pour financer leurs projets immobiliers. L’Association Les Témoins de Jéhovah aurait ainsi reçu un prêt total de 40 millions de francs pour participer à la construction du complexe de Louviers.

L’information étayée ici était en large partie ignorée des proclamateurs de base. Quelques anciens évoquent sur notre intervention les faits internes à l’organisation sans référer aux événements externes à cette problématique qui ne semblaient pas affecter leur vision de l’ensemble des éléments en cause.

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5. Les activités de l’Association Les Témoins de Jéhovah (*)

A s’en référer à la Présentation et le sommaire de l'audit financier des associations des chrétiens Témoins de Jéhovah de France, réalisé par le cabinet Grant Thornton page 3, " l’Association Les Témoins de Jéhovah enregistrée en 1947 subvenait aussi aux besoins des membres de l'ordre religieux des Béthélites et assurait l'impression des périodiques La Tour de Garde et Réveillez-vous ! l'expédition et la livraison en France et à l'étranger de publications religieuses, l'achat de matériels et de biens divers à finalité humanitaire, tout cela à titre gratuit. " Les conclusions spécifiques résultant du rapport spécial demandées au cabinet Thornton établiraient en effet que les fonds reçus par l'Association Les Témoins de Jéhovah constituaient des offrandes et non une rémunération en échange de marchandises et de services. Comment peut-on justifier pareille assertion ? L'audit porte sur une large période, soit quatre exercices comptables qui couvrent les années comprises entre le 1er septembre 1994 et le 31 août 1998.

A en croire le rapport Les sectes et l'argent p.174, pourtant, "les produits des activités courantes", représenteraient pour l'imprimerie une recette variant entre 83,3 et 42,4 millions de francs de 1992 à 1997 selon les exercices, comptabilisés à part dans un compte distinct du poste enregistrant l'entrée des offrandes pour les publications. " A quoi correspond ce produit des activités courantes ? Il faut rappeler que les activités éditoriales de l’ATJ n’ont pas été taxées, seuls les dons qu‘elle a reçus ont été assujettis aux droits d’enregistrement. Le TASS de l’Eure avait disposé que la lecture de la Charte ecclésiale de la communauté religieuse du Béthel de France qui stipule que l’ensemble de ses activités matérielles et spirituelles répond exclusivement à un but religieux ne peut suffire à caractériser l’absence d’un contrat de travail mais que celui-ci appelle l’exercice d’une activité réelle, rémunérée dans un cadre d’un lien de subordination, comme démonstration il a été constaté la réalité d’activités non spirituelles nécessitant une certaine organisation et du matériel nullement contestée. Par ailleurs, un membre d’une collectivité religieuse exerçant une activité distincte de sa mission sacerdotale ou spirituelle au seul bénéfice de sa congrégation ne relève pas du régime général, mais dès lors que l’intéressé perçoit une rémunération personnelle même minime en échange de ce travail, il en va différemment. Comme les membres de la CCB perçoivent un pécule mensuel de 900 F et des avantages en nature et qu’il n’est pas démontré que la somme n’est pas la contrepartie du travail et des activités exécutées au sein de la Communauté et que par ailleurs les sommes et avantages en nature dont bénéficient les membres de la CCB ont fait l’objet d’un redressement opéré par l’URSSAF, que cet organisme a clairement considéré les sommes perçues et les avantages en nature comme une " rémunération en échange d’un travail " que non seulement les cotisations supplémentaires appelées par l’URSSAF suite au redressement opéré ont été réglées par la CCB et n’ont fait l’objet d’aucune contestation dans les délais devant la commission de recours amiable de l’organisme de recouvrement, la Communauté chrétienne des Béthélites qui regroupait la plupart des membres sur le site de Louviers a ainsi implicitement reconnu le caractère de rémunération du pécule et des avantages en nature concernés. Cf. Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale de l’Eure. Les Témoins de Jéhovah contre les Caisses de retraites des cultes. Jugement du 15 septembre 1999 confirmé en appel. Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale de l’Eure Bien entendu, il ne s’agit pas ici de conférer aux sommes relevées par la Commission parlementaire une affectation quelconque mais de relever la complexité du régime de l’Association de loi 1901 qui employait des membres mis à disposition par d’autres entités nationales des Témoins.

 

Que les activités d'impression ne revêtent pas le caractère d'une activité lucrative toutefois, il s'avère que ces revenus constituent toutefois le signe d'une activité économique. Si, comme il pouvait être admis pour l’Association chrétienne Les Témoins de Jéhovah de France quant à ses activités éditoriales que la théorie de l’accessoire " à supposer que l'activité d'édition de publications religieuses ne revête pas intrinsèquement un caractère exclusivement cultuel, (‘mais que’) le recours à la théorie de l'accessoire permettait d'éviter de recourir à cet artifice " (9) lui fasse bénéficier du caractère cultuel par la poursuite de son objet, on ne pourrait être absolument tenté de mettre en avant cette théorie pour évoquer le statut des activités de l’ATJ, attendu que pour qu’une association soit considérée comme cultuelle, ses activités doivent être exclusives de l’exercice d’un culte : " la théorie de l’accessoire doit composer avec le principe, que le législateur de 1905 a entendu poser, du caractère exclusif des activités se rattachant à l’exercice du culte. A notre sens, une application raisonnable de cette exigence peut être admise : dès lors que l’objet défini par les statuts concerne exclusivement l’exercice d’un culte, la circonstance que l’association exerce en fait d’autres activités que celles énumérées dans l’avis de 1989 n’est pas nécessairement de nature à lui faire perdre son caractère, si du moins il est établi que ces activités restent véritablement accessoires, ce qui suppose : - que leur importance demeure secondaire ; - et surtout qu’elles se rattachent directement à l’exercice d’un culte. Par exemple, la simple diffusion d’un bulletin d’informations paroissiales ne doit pas faire obstacle à ce que qu’une association soit reconnue comme cultuelle, tandis qu’à l’inverse, l’association qui assure en fait de manière permanente la diffusion et la vente de brochure en sus de ses activités proprement religieuses ne saurait, quelles que soient les stipulations de ses statuts, bénéficier de cette qualification " en conclut en 1997, Jacques Arrighi de Casanova, Maître des requêtes au Conseil d’Etat (10).

En fait, les Témoins ont résolu ce problème semble-t-il après 1998, puisque les publications sont, selon le Béthel, imprimées gracieusement en Angleterre et diffusées aussi gracieusement en France au public. Mais comment une association comme l’ ATJ pouvait-elle avant cela, pour l’année 1998 par exemple, pour n’en connaître que de cette année là, assurer l'impression des périodiques La Tour de Garde et Réveillez-vous ! à raison de 35 millions d’exemplaires  en France sans contrepartie comme le suppose la tradition du don manuel selon l’article 931 du code civil, argument par lequel l’ATJ qualifie d’offrande ou de denier du culte cette contrepartie (11)? Rappelons que l’ATJ auraient perçu 250 millions de francs durant l’exercice comptabilisé au titre des années 1993 à 1996.

Sans doute faut-il revenir à l’historique de la manière simplifiée de diffuser des publications pour tenter de trouver un commencement de réponses. Par suite, l’explication se complique avec la création de la Communauté chrétienne des Béthélites en 1996, support juridique pour isoler et financer les activités à caractère exclusivement cultuelles des activités de droit commun comme les activités d’impression puis le transfert de la logistique et l’opérationnalisation de missions de l’ATJ vers l’association humanitaire Aidafrique. Enfin, c’est l’ACTJF et la CCB qui continuent de recevoir un soutien financier pour les frais de fonctionnement des installations "  où sont préparés les nombreuses publications et cassettes dont bénéficient les Témoins de Jéhovah " qui posent problème car on sait qu’une partie des fonds reçus couvrent les activités éditoriales auxquelles contribuent les Associations locales pour le culte et les congrégations par financement de sous-comptes ad hoc.

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  Comme l’indique le Livre blanc rendu public par le Consistoire, et conformément aux investigations approfondies de l’administration fiscale, le financement de toutes les activités des Témoins de Jéhovah reposerait en France sur les offrandes volontaires des fidèles depuis le 1er juin 1990. A propos des seules raisons qui présidaient au changement dans la manière de soutenir l’œuvre de diffusion des publications, le Béthel de Brooklyn à toutes les congrégations à travers les États-Unis en février 1990 en aurait dit ceci : " en adoptant une méthode de distribution des publications basée seulement sur acceptation de dons, le peuple de Jéhovah a maintenant une méthode simplifiée de faire son travail d’éducation biblique et nous nous séparons de ceux qui commercialisent la religion. " http://www.odyssee.net/mleblank/org/swaggart.html C’est l’affaire Jimmy Swaggart Ministries portant sur le remboursement de taxes perçues pour les livres religieux et cassettes vendus dans l’Etat de Californie depuis 1974 et à laquelle se serait associée la Société comme amicus curiae, puis le jugement de la Cour Suprême des Etats-Unis en sa défaveur, qui auraient fourni au Collège central les raisons d’apporter des modifications à l’œuvre des Témoins de Jéhovah aux Etats-Unis pour éviter tout malentendu. Celui-ci décida que toutes les publications distribuées par les Témoins – Bibles, tracts, brochures, périodiques et auxiliaires bibliques– seraient laissés aux gens " sans qu’aucune contribution ne soit suggérée, à la condition qu’ils les lisent ; " (Les Témoins de Jéhovah Prédicateurs du Royaume de Dieu Watch Tower 1993. p. 349)

En France, la Société passa aussi au 1er juin 1990 à la manière simplifiée de diffuser des publications en n’exigeant plus que les fidèles et les personnes bien disposées paient d’avance ou non les publications qu’ils recevaient, y compris celles que les fidèles proposaient ensuite au public (8). Par Le Ministère du Royaume de juillet 1990 p.1 et 2., la décision est répercutée ainsi : " les publications sont fournies aux proclamateurs et aux personnes bien disposées  sans demander ni laisser entendre qu’une contribution précise doit être versée pour les obtenir. Cependant, tout en remettant des publications, nous pouvons accepter des offrandes volontaires destinées à soutenir l’œuvre mondiale de prédication de la bonne nouvelle. " Selon ce principe, les offrandes sont donc acceptées mais ne sont pas sollicitées. Toute une série de stratégies furent employées pour aborder avec les interlocuteurs de porte en porte la question des offrandes et faire comprendre aux gens, qu’aussi petites soient ces offrandes, c’étaient elles qui rendaient possible cette œuvre. Il était encore recommandé, en 1996, d’aborder toujours la question des contributions à l’œuvre mondiale d’enseignement biblique rendue possible par des offrandes volontaires mais que lors de la visite effectuée après le placement de la publication. Le but avoué du Béthel est à rechercher aussi dans une stratégie marketing. En effet, bien avant Kiesler et sa théorie de l’engagement, la Société avait empiriquement découvert les effets de la décision qui lie l’individu à ses actes comportementaux. Ainsi qu’elle le détaille dans Prédicateurs du Royaume page 348, " les colporteurs dès les premières décennies de l’histoire de la Société avaient remarqué que beaucoup de gens étaient enclins à lire une publication quand ils avaient donné quelque chose pour l’obtenir, et leur offrande pouvait bien sûr servir à imprimer d’autres publications. " Conséquemment, l’ouvrage Les Témoins de Jéhovah dans les desseins divins quant à lui indique que les méthodes différèrent de celle de l’" œuvre pastorale " de l’époque précédente en ce qu’au lieu de prêter les livres aux gens, on les leur plaçait en échange d’une contribution, afin de les inciter à les lire et à s’intéresser ensuite aux Etudes des Ecritures. De fait, la vérification fiscale de comptabilité effectuée par l’administration fiscale portant sur la période comprise entre le 1er janvier 1992 et le 31 août 1996 fit apparaître que la manière simplifiée de diffuser des publications générait autant de recettes que l’ancienne formule de récolte de ressources. Il faut préciser que jusqu’alors, plusieurs boites destinées à récolter les offrandes formaient les réceptacles de la générosité des fidèles. Pour le Témoin de base, du reste, déposer son obole dans une des boites plutôt qu’une autre ne représentait guère pour lui dans ces années là finalement que pure clause de style. La Société répondait pour lui ainsi à la question qu’il ne s’est peut-être jamais posée : " Ne fait-on pas une double offrande pour les publications si on en donne une quand on se les procure et si on dépose l’argent remis en prédication dans la boîte à offrandes destinée au soutien de l’œuvre d’édition, d’enseignement et de diffusion de la Bible ? selon Le Ministère du Royaume de novembre 1991 p.2. La réponse était celle-ci : " Non. Les offrandes déposées dans les boites destinées au soutien de l’œuvre d’édition, d’enseignement et de diffusion de la Bible ne sont pas seulement pour les publications. Les proclamateurs, de même que les personnes sincèrement intéressées par la vérité, reçoivent les publications sans qu’un prix soit imposé. Quand les proclamateurs font des offrandes, ils participent à l’entretien du Béthel, au fonctionnement des différentes écoles, dont celle des missionnaires, aux frais des missionnaires et des surveillants itinérants, et ils permettent de rendre quantité d’autres services nécessaires pour accomplir la tâche que Jésus a confiée à ses disciples. L’édition n’en constitue qu’une petite partie. Par conséquent, quand des personnes bien disposées nous donnent des offrandes en prédication, nous ne devons pas dire qu’elles sont " pour les publications ". Nous leur expliquons en effet que, sans imposer de prix, nous remettons nos écrits aux gens sincèrement désireux de les lire. Toute offrande servira à couvrir les dépenses occasionnées par notre œuvre mondiale. Il en va de même des offrandes faites par les proclamateurs. "  Ainsi, les proclamateurs en 1991 avançaient-ils une provision lorsqu’ils retiraient des publications et pouvaient concourir davantage, en ne conservant pas la somme avancée, à la constitution d’un surplus de recettes. Le Béthel de France a fait depuis reposer sur les offrandes volontaires des fidèles, donc pratiquement et uniquement sur les Témoins de Jéhovah baptisés et leur famille, tous les coûts de réalisation et de financement des publications et des frais de fonctionnement des associations nationales. L’expression " Soutien au culte " ou " offrandes cultuelles "  recouvrent génériquement sans que le proclamateur de base en fasse de distinguo désormais selon la définition qu’en a donnée le Béthel de France par secteurs d’activités spécifiques le domaine religieux cultuel : élaboration de documents religieux, livres, brochures, etc. et les activités exclusivement cultuelles : édifices de culte, rassemblements chrétiens etc.

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C’est avec un document du Béthel (documents\les gros sous des Témoins de Jéhovah Bis_fichiers\davy2.htm / http://www.geocities.com/davy_tj/dossier/dossier.htm) qu’il est possible de relever les contre-arguments du Témoin Davy qui entendait dénoncer les faux éclaircissements d’un tract émanant de l’antenne du diocèse de Metz de Pastorale et Sectes sur cette assertion suivante : " Dans un premier temps, le fisc avait fait ses calculs à partir du prix de vente imprimé sur les revues (quelques francs). Pour échapper à ce calcul, la distribution a été déclarée gratuite. il n’y a plus de prix indiqué. [..] Aujourd’hui, si tout n’est pas vendu, il n’y a cependant jamais de perte. Ils peuvent distribuer leurs invendus gratuitement. Le proclamateur a payé d’avance une provision suffisante qui reste acquise à la Société. " Voilà in extenso la réponse du Béthel :

" Les Témoins de Jéhovah ont déclaré leurs publications disponibles gratuitement en France le 1er juin 1990. Leur motivation ne résidait pas en une tentative d’éviter une éventuelle taxation. 

D’ailleurs, si l’administration fiscale avait réellement ‘fait ses calculs à partir du prix de vente’, elle l’aurait fait dans l’intention de réclamer à l’association concernée le paiement d’une taxe sur les revues déjà vendues. Or, non seulement les publications des Témoins de Jéhovah n’ont jamais été taxées en France, mais encore déclarer la future distribution gratuite n’aurait eu aucune influence sur les calculs concernant les publications déjà vendues. Ce calcul du fisc s’avère donc une pure invention de militants en manque d’arguments et de faits…

Ainsi l’affirmation selon laquelle cette décision se révélait un moyen d’échapper au fisc ne repose-t-elle sur rien de valable.

De plus, cette nouvelle disposition n’était pas le seul fait de la filiale française : elle a aussi été prise par nombre d’associations sur lesquelles ne pesait aucune menace fiscale, telles celles de Grande-Bretagne, reconnues comme organismes de bienfaisance. Si cette décision avait été prise pour ne pas payer de taxes dans certains pays, pourquoi aurait-elle été appliquée dans beaucoup d’autres pays, dont la plupart ne taxaient pas les publications de cette confession ?

Par ailleurs, depuis 1990, les publications ne sont plus du tout vendues en France : il est donc faux de parler d’invendus’’ ! toutes les publications sont laissées gratuitement sans que soit réclamée une quelconque offrande. Il n’est pas non plus exigé des fidèles qu’ils paient (d’avance ou non) les publications qu’ils reçoivent, y compris celles qu’ils proposent ensuite au public. Ils restent libres de faire un offrande selon leur’ cœur’ et selon leurs possibilités.

Néanmoins, pour ce qui est de la "  provision suffisante qui reste acquise à la Société ", il faut faire preuve d’un peu de réalisme : l’association nationale ne peut pas publier de nombreux ouvrages sans recevoir aucune contribution financière ! Il faut évidemment payer l’encre, le papier, l’entretien des machines, le soutien des volontaires à plein temps, contribuant au travail…Si les publications sont gratuites, c’est pour permettre à toute personne d’en profiter, sans distinctions sociales. Mais, bien entendu, l‘argent nécessaire au financement de ces publications ne tombe pas du ciel ! Il repose sur les offrandes volontaires des fidèles et de quiconque souhaite soutenir l’œuvre d ‘évangélisation des Témoins de Jéhovah. Ces contributions restent comparables à celles sollicitées dans toute église. "

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Le Béthel de France fait allusion au coût des publications remises gracieusement aux congrégations depuis 1998 mais en appelle à la compréhension des fidèles sur ce sujet. C'est, en effet, sur la Communauté chrétienne des Béthélites, née en 1996 qui a demandé son affiliation à la Caisse des cultes, et où les publications sont "préparées" ainsi que sur l'Association Cultuelle Les Témoins de Jéhovah qui perçoit aussi les offrandes, qu'il entend faire retomber la reconnaissance et la générosité des fidèles alors que c'est une association nationale de la filiale du Royaume-Uni qui assume la charge matérielle de l'impression des périodiques en français et Le Ministère du Royaume 12) Le Béthel de France, par ces deux associations, en fait emploie en grande partie la manne des offrandes en direction des pays francophones et de certains pays d'Europe de l'Est pour la construction de Salles de culte.

Toutefois, la C.C.B. reçoit déjà des offrandes mensuelles, sans qu'il y soit fait allusion au soutien à l'activité d'édition, au titre de frais de fonctionnement du Béthel affectées pour l'Oeuvre mondiale d'évangélisation et d'enseignement de la Bible qui prévoit l'aide financière directe à la construction de lieux de culte et de missions à l'étranger. Un Fonds pour Salles du Royaume géré par l'Association pour le Développement des Lieux de Culte (A.D.L.C.) destine aussi les offrandes qu'elle reçoit des congrégations à la construction de Salles de culte dans les pays où un besoin s'y exprime. *

Le 10 février 2000, en présentant l'audit financier du cabinet Grant Thornton, le Béthel de France préconisait par lettre aux anciens des congrégations de placer une troisième boite à offrandes à l'intitulé de l'A.C.T.J.F.ou de la C.C.B. près du "comptoir aux publications" qui est distinct de celui du comptoir aux périodiques. En fait, les deux boites à offrandes sont placées au fond de la salle de façon discrète. Ladite troisième boite, en revanche, est posée en bout sur le stand des publications.

Cette boite, de fait, peut créer illusion. Lorsqu'un proclamateur retire que ce soit des livres, des volumes reliés de périodiques, des cassettes audio et vidéo ou des bibles, bref ce qu'on appelle des publications, il peut penser qu'il s'agit d'une boite ad hoc, qu'elle recueille uniquement les offrandes destinées au retrait de ces articles, elle est en tous cas stratégiquement bien placée. Elle peut aussi tout simplement rappeler au proclamateur que ces productions ont un coût. Cependant, le surveillant de circonscription, s'est empressé de préciser quelques jours plus tard, que : "les offrandes pour l'association nationale ne sont pas que pour les imprimés mais pour tout ce qu'implique l'œuvre mondiale".

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L’un ne va pas sans l’autre. Ainsi, selon un vaste programme de construction lancé depuis Brooklyn en 1984, les Témoins se sont mués en fourmis bâtisseuses. L'idée selon laquelle l'activité de construction que les Témoins connaissent actuellement est intimement liée à la prédication de la Bonne nouvelle du Royaume, et qu'elle en est même la conséquence, a été savamment entretenue par les courriers du Béthel. C’est ainsi qu’en France, la main-d'œuvre abondante et sans qualification des volontaires faisant partie au départ des congrégations utilisatrices de la Salle du Royaume nouvelle ou rénovée, aura acquis des compétences dans le bâtiment et aura fourni, mois après mois, les futurs volontaires des Comités de construction régionaux ou C.C.R. et pour d’autres programmes plus ambitieux fournis des membres bénévoles à l’origine des Comités de construction internationaux jusqu'au Programme international de construction créé en 1991. Pour grande partie, ce sont ces volontaires qui ont érigé le Béthel de Louviers propriété de l’Association Les Témoins de Jéhovah qui l’a mise à disposition de l’ordre des Béthélites créé en 1996.

Cependant, les dispositions juridictionnelles internes chez les Témoins de Jéhovah ne circonscrivent pas le champ d’action d’un Béthel à son territoire métropolitain. Ainsi pour le ressort de la France " une partie" du Fonds pour la construction de Salles du Royaume, mise en place avec celui de divers pays, était maintenant réservée, disait le Béthel en août 1997, pour la construction à l'étranger et notamment pour le continent africain. Des matériaux de construction et des équipements nécessaires à l’installation de Béthels et de maisons de missionnaires étaient envoyées cependant depuis de nombreuses années avant la parution du Rapport en direction de pays étrangers par l’Association Les Témoins de Jéhovah. En effet, faisant d’une pierre deux coups, en même temps que les volontaires coulaient le béton des éléments des futures installations du Béthel de Louviers, ils coulaient les éléments de l’infrastructure de futures Salles du Royaume l’étranger. Dans les années 1990, outre l’envoi de publications et des bibles, chaque année, des milliers de tonnes de fret issues du chantier du Béthel de Louviers partaient ainsi vers de lointains horizons via le port de Rouen. L’aide concrète à plus de 50 pays dans le monde dont beaucoup de pays d’Afrique " où nos frères sont démunis " était présentée aux congrégations de France comme une des missions accomplies par la filiale de France.

Le problème rencontré par la Société en novembre 1995 touchait déjà au montant des charges financières représentées par un tel soutien demandé aux Témoins de Jéhovah de France. Or, c’est à propos de l’affaire de la taxation des dons manuels en 1998 que le Béthel faisait à demi-mots connaître l’existence de l’aide versée par l’Association Les Témoins de Jéhovah sur la période comprise entre le premier janvier 1993 et le 31 août 1996 aux pays démunis. Dans son courrier lu le 29 juin 1998, l’ATJ stipulait que " sur quatre ans, les offrandes versées à l’Association Les Témoins de Jéhovah se sont élevées en moyenne à 26 F par personne et par mois. Plus de 50 % de la somme totale a été employée pour permettre à nos frères et sœurs d’Afrique de continuer à pratiquer leur foi. " (5).

Pourquoi au lieu de livrer le chiffre global de l’aide fournie au continent africain, le Béthel emploie une clause de style pour cacher d’un voile pudique les 150 millions versés pour permettre à nos frères d’Afrique de continuer leur culte et qu’il désigne du doigt l’administration fiscale comme ayant décidé de taxer " vos offrandes ". Les proclamateurs de base n’ont pas le pouvoir pourtant de discuter ni d’infléchir les décisions du Béthel comme celui-ci n’a pas le pouvoir de gérer l’œuvre à sa guise. La stratification de l’organisation ne permet pas au niveau international de communiquer davantage avec l’instance supérieure. Cet isolement a pour conséquence une pression très forte du centre décisionnel sur chacun des étages inférieurs jusqu’aux individus du groupe.

En reconcentrant l’information, sur cette base, on peut arriver à 1248 F versé par personne sur quatre ans. A partir de la recette de 250 579 860 F reçus sous forme de dons par l’ATJ (chiffre qui ressort du contrôle fiscal et du Rapport) ce serait donc un plus de 200 800 donneurs en moyenne environ qui auraient versé au total plus de 125 millions de F versés institutionnellement aux Témoins de Jéhovah d’Afrique (Les sectes et l’argent p. 223). Le même Rapport, page 188, estime pour les périodes concernées, qu’" en agrégeant les subventions, les dons de matériaux consentis pour la construction des lieux de culte et les aides versées aux missionnaires envoyés sur place que ce sont 150 millions de francs qui sont sortis des caisses des instances nationales de la secte à l’intention des missions étrangères."  La question qui vient à l’esprit est naturellement celle-ci : pourquoi le Béthel de France dut-il à partir des années 94 soutenir plus exclusivement les populations d’Afrique que celles du continent européen ? Que représentent ces intérêts théocratiques qui semblent être mis en péril dans la filiale de France ? La gestion des ressources pose-t-elle problème du fait du soutien trop large aux pays démunis ou de la contrainte des deux soutiens que le Collège central impose à sa filiale ? En un mot les intérêts de l’œuvre ne mettent-ils pas en péril les ressources de l’œuvre même en France ? Selon le principe que les voies de Dieu sont impénétrables, on retiendra que la gestion de l’œuvre des Témoins de Jéhovah obéit aux décisions centralisées à Brooklyn. Selon le découpage entre les quatre branches de l’ organisation sectaire type élaboré par le Rapport parlementaire de 1999, on retrouve d’ailleurs toujours les activités de prosélytisme, la branche économique, la branche immobilière et les moyens de financement au sein de toutes les associations de Témoins de Jéhovah.

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Conclusion. Quid de l’ATJ ? Les offrandes faites aux associations des Témoins de Jéhovah ont-elles été faites pour soutenir leur culte ou non ?

Considérée comme le noyau dur du mouvement, l’Association Les Témoins de Jéhovah avait donc en charge les activités d’édition d’impression et de diffusion et possède en autres, le complexe de Louviers. C’est l’ensemble des fidèles qui assurent le fonctionnement du Béthel où y vit la communauté des Béthélites s’étant constitué sous l’ordre de la CCB. Si on excepte le tâtonnement de la manière simplifiée de diffuser les publications qui permettait de recueillir les offrandes versées en provision par les proclamateurs puis celles que ces derniers percevaient par le public, ce ne sont plus à la longue que les fidèles mêmes qui ont soutenu les frais de fonctionnement de l’impression et de la diffusion des périodiques. Les dons manuels étaient alors perçus par trois associations différentes. Une, que l’on pourrait qualifier de cultuelle, se chargeait des rassemblements chrétiens d’été, une autre également était dédiée à la construction et au développement des lieux de culte. Quant à la principale, dont nous en avons chiffré le montant pour la construction de lieux de culte, de maisons de missionnaires et de missions humanitaires, son régime associatif dépendait de la loi de 1901. Toutes les structures ont apportées d’importantes contributions aux missions étrangères, au point que les activités de l’ensemble des associations peuvent être assurées par l’ensemble des structures qui forment l’organisation du culte des Témoins de Jéhovah.

C’est bien en jouant sur une certaine sectorisation des activités et des structures que les Témoins de Jéhovah ont créé une étanchéité entre entités juridiques , y compris dit le Rapport, vis à vis de l’administration qui les mettait à l’abri de tout contrôle fiscal.

Il apparaît quoique l’ATJ revendique que ses dons servent au soutien de toutes les activités du domaine religieux des Témoins de Jéhovah, qu’ils ne servent pas à l’exercice exclusif du culte, mais pour partie ou servent à l’édification de lieux de culte sous de lointains horizons africains. Comment l’administration voit le soutien des Témoins de France à son expansion hors de ses frontières ? On a vu que l’ATJ ne pouvait se prévaloir de la reconnaissance d’association cultuelle ou de congrégation religieuse qui aurait liée l’administration fiscale. Cela en crée-t-il pour autant matière à taxation des dons manuels ? Comment peut-on considérer l’omission volontaire de l’ATJ à ne pas vouloir révéler ses dons manuels à l’administration ? Comme insuffisance ?

 

La parole reviendra à un universitaire maître de conférences E.S.A. à Lille II, qui nous parlera de la doctrine de L’Eglise qui aura été fluctuante sur le fait de considérer comme une fraude coupable le fait de frustrer l’Etat dans le paiement des impôts . Selon Richard Chotin, les théologiens catholiques rejoints par les théologiens du mouvement des Témoins de Jéhovah ne semblent pas d’accord surtout en ce qui concerne les impôts indirects (13). Les uns s’appuyant sur la parole de notre Seigneur : " Rendez à César ce qui apparient à César " et cette autre parole de Paul : " Rendez à tous ce qui leur est dû : à qui l’impôt, l’impôt ; à qui le tribut, le tribut " ( Romains 13 :7) soutiennent qu’il n’y a pas lieu de distinguer entre les impôts directs et les impôts indirects et que tous obligent en conscience. Les autres estiment au contraire que les lois sur les impôts sont purement pénales( c’est à dire, selon eux, " que l’infraction n’entraîne pas de faute pour la conscience, mais simplement l’obligation de se soumettre à la sentence du juge, c’est à dire à la peine ". Manuel d’instruction religieuse à l’usage des maisons d’éducation et des catéchistes volontaires. La doctrine catholique par l’abbé Boulanger, chanoine honoraire d’Arras, librairie E.Vitte, 1933, imprimatur 25 juillet 1925.) et ne lient pas la conscience : cela ressort à leur avis ; 1) De la volonté du législateur de ne pas obliger en conscience, vu qu’il punit les fraudeurs de peines très fortes, et, 2) De l’opinion commune qui, à tort ou à raison, regarde les lois sur les impôts comme pénales " Et l’abbé Boulanger de fournir quatre règles pratiques, au vu de ces divergences d’opinions théologiques. Première règle : " Chaque citoyen doit contribuer aux charges de l’Etat dans la mesure de ses moyens ". Deuxième règle : "  On est obligé en conscience de payer les impôts, du moment qu’ils sont justes, c’est à dire établis par l’autorité légitime, pour une juste cause et proportionnellement aux facultés de chacun ". Troisième règle : "  Là où la coutume a prévalu de déclarer les biens imposables au dessous de leur valeur réelle, on n’est pas tenu en conscience de déclarer la valeur intégrale, car autrement, celui qui est consciencieux paierait pour celui qui ne l’est pas, et l’égalité dans la répartition des charges ne serait pas sauvegardée ". Et la quatrième : " Mais là où l’usage a prévalu de faire l’estimation des biens imposables ou des revenus d’après leur chiffre réel, on est obligé en conscience de ne pas frauder, et si on l’a fait, on est tenu à la restitution. Ces deux dernières règles s’appliquent surtout aux impôts indirects et aux droits de mutation. Elles s’appliquent également à l’impôt sur le revenu ".

Dans l’affaire des dons manuels des Témoins de Jéhovah, s’est-il agi au préalable d’une erreur de gestion de la part de l’ATJ, d’une sincère naïveté quant au pouvoir de l’administration fiscale de ne pas mettre en application les tables de la loi ? S’agit-il à présent pour elle de faire de la résistance et de continuer sa partie de bras de fer entre elle et le fisc ?

Dans cette affaire, quoi qu’il en soit, le sujet Témoin de Jéhovah de base est entièrement tributaire du pouvoir même du Béthel de l’informer ou de ne pas l’informer des tenants ou des aboutissants. Cette forme non-violente de pouvoir qui s’exerce ainsi sans besoin de surveiller l’effet produit ou non sur l’individu avec un nivellement, soit à éliminer certains détails et/ou à intensifier ou maximiser certains autres, garantit souvent le maintien d’une tension avec le monde entretenu comme motif de rendement en terme de prosélytisme.

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NOTES

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(1) Héritage et succession. 50 millions de consommateurs. Hors-série N° 54. Décembre 1991. p. 48.

 

(2) Le premier contrôle remonte à janvier 1996 et portait sur une période comprise entre le 1er janvier 1992 et le 31 août 1996. Il est apparu pour l’administration fiscale que l’Association Les Témoins de Jéhovah a bénéficié de dons manuels qui ont été comptabilisés au titre des années 1993 à 1996. Selon le jugement du TGI de Nanterre du 4 juillet 2000, l’administration fiscale avait invité, puis mis en demeure l’Association de déclarer ces dons dans le délai d’un mois. En l’absence de déclaration, l’administration fiscale, recourant à la procédure de taxation d’office, a notifié à l’Association un redressement portant sur les années 1996 et 1997. Elle lui a ensuite adressé un avis de mise en recouvrement des sommes de 150 millions 347 916 F à titre principal et de 147 millions 055 618 F au titre des pénalités et des intérêts de retard. Elle a enfin rejeté une réclamation formulée par l’Association.

 

(3) Les Témoins de Jéhovah en France. Imprimé par l’ATJ. N° éditeur 5705. Octobre 1991 p.10. Brochure de trente pages imprimée par l’Association Les Témoins de Jéhovah 14, rue Charles-Cros, 27400 Louviers. Dépôt légal octobre 1991.

 

(4) Garay et Goni. Un cas d’intégration dans le paysage cultuel français : Les Témoins de Jéhovah. Les Petites Affiches – 1er mai 1996 – N° 53 – p.45. Voir note 65. Selon le commentaire sur le site de Davy et la Mise à jour du 17 octobre 2000, le Béthel http://www.geocities.com/davy_tj/site_maj.htm commentant l’arrêt en faveur de deux Associations locales pour le culte des Témoins de Jéhovah dit d’ailleurs à propos de l’Association Cultuelle Les Témoins de Jéhovah de France : " Il n’apparaît aucune raison pour qu’elle ne dispose pas de la même qualité cultuelle que les associations locales, étant donné que celle-là manifeste les mêmes croyances et pratiques que celles-ci. En effet, qu ‘est-ce qui différencie l’Association Cultuelle Les Témoins de Jéhovah de France des Associations locales ? La première représente l’ensemble des membres de chacune des associations locales ; l’une organise les rassemblements cultuels à l’échelle nationale (assemblées d’été) tandis que les autres organisent le même type de rassemblements (réunions hebdomadaires) au niveau local. Seule différence notable : l’ACTJF assure l’entretien des ministres du culte itinérants et des ministres évangélisateurs et missionnaires (objet conforme au statut d’association cultuelle) ; de plus, elle contribue à certaines missions religieuses à l’étranger. En fait, il n’y a rien qui justifierait un traitement différent entre l’ACTJF et une association locale.")

 

(5) Point de vue de Réforme, 9-22 juillet 1998/France. Témoins de Jéhovah : les raisons du fisc. DHSF (17.07.98)

 

(6) Ministère de l’intérieur. Direction Générale de l’Administration. Direction de l’Administration territoriale et des Affaires politiques, Sous-Direction des affaires politiques et de la vie associatives, Bureau central des cultes. L’administrateur civil , chef du bureau central des cultes. Courier du 4 mars 1999.

 

(7) Note de Pierre Soler-Couteaux, C.E Assemblée, 1er février 1985,Rev. Fr. Droit.adm.1 (4), juillet –août 1985

 

(8) Blandre Bernard. Mouvements Religieux N° 63-64. Juillet et août 1985. p. 8-10.

 

(9) Garay et Goni. Un cas d’intégration dans le paysage cultuel français Op. cité p. 41. Note (25).

 

(10) RFD adm. 14 (1) janv.-févr. 1998. Les Témoins de Jéhovah peuvent-ils constituer des associations cultuelles. La notion de " question de droit " dans la saisine consultative du Conseil d’Etat. Conseil d’Etat, Assemblée, 24 octobre 1997 (avis) Association locale pour le culte des témoins de Jéhovah de Riom. Conclusions Jacques Arrighi de Casanova, Maître des requêtes au Conseil d’Etat, Commissaire du gouvernement. p. 68.

 

(11) On a parlé d’une délocalisation des activités d’impression de Réveille-vous ! et de La Tour de Garde pour 1998, ( voir le Ministère du Royaume -- imprimé alors par l’ATJ 14, rue Charles Cros 27400 Louviers de juin 1998 dans le supplément " Ils s’occupent des biens du Maître "  pages 3 à 6.), on sait que les activités d’impression pour la France auraient été arrêtées en juillet 1998. Le Béthel précise dans son document sur son site officiel : " La Commission indique aussi qu'en l'absence de prix pour les revues diffusées par les Témoins de Jéhovah, celles-ci seraient écoulées en échange de dons qui atteignent en moyenne 10 francs par numéro " (p. 170 du rapport Les sectes et l’argent). Une telle assertion est totalement fausse. Au cours de l'année 1998, les Témoins de Jéhovah ont déclaré une production de 35 millions de périodiques (cf. les différents dépôts légaux). Sur une base de 10 francs par numéro, le budget des Témoins de Jéhovah aurait dû atteindre la somme astronomique de 350 millions de francs ! Or, il n'est que de 90 millions " (en France) " --  In Le financement /rapport parlementaire indexé In Analyse du rapport de la commission d’enquête parlementaire : Les sectes et l’argent partie 2 Les éléments interprétatifs et tendancieux du rapport partie B. Les finances des Témoins de Jéhovah. --. 35 millions de périodiques c’est beaucoup pour une association chargée de l’impression de publications ou de documents présentant un caractère religieux du mouvement des Témoins de Jéhovah à tel point qu’elle convenait qu’en raison précisément de la manière dite " simplifiée de diffuser les publications ", le Béthel avait constaté un net fléchissement des offrandes. Il faut savoir que le service de traduction du Béthel de Louviers en 1997 " permettait à plus de cent millions de francophones dans le monde de recevoir des écrits bibliques. Le Béthel de Louviers imprimaient ses périodiques en kinyarwanda, kirundi, lingala, malgache, otètèla, portuguais et tshiluba, ainsi que des publications en 25 autres langues. " In Brochure " Inauguration du Béthel de France. " Rubrique " Notre contribution à l’œuvre d’évangélisation ". Association Les Témoins de Jéhovah. Novembre 1997.

 

 

* Assemblée générale des membres de l’ " Association Les Témoins de Jéhovah " le 19 mai 1990, In Paturel. C. Et Pharaon dit : " Qui est Jéhovah ?" Ed. Les Ateliers du Coiron.1993. p. 108.

RESOLUTION

" Nous, assemblée générale des membres de l’ " Association Les Témoins de Jéhovah ", mus par une confiance totale en Dieu, décidons qu’à compter du 1er juin 1990, il ne sera plus suggéré le moindre paiement en contrepartie des publications et prestations offertes à tous les fidèles et sympathisants et prestations offertes à tous les fidèles et sympathisants ainsi qu’au public.

Désormais, la totalité des périodiques et tous articles relatifs au culte seront disponibles gratuitement et librement, aussi bien dans les Salles du Royaume que dans le cadre de la prédication de maison en maison. En conséquence, le soutien de l’œuvre et de toutes les activités chrétiennes sera laissé à l’appréciation des fidèles.

Conformément à nos principes, le financement de l’association reposera uniquement sur les offrandes des fidèles et sympathisants.

L’assemblée générale donne tous pouvoirs au Conseil d’administration pour la mise en œuvre sans délai de la présente résolution.

Cette résolution, mise aux voix, est adoptée à l’unanimité.

L’ordre du jour étant épuisé, et personne ne demandant plus la parole, la séance est levée à 12 heures.

De tout ce que dessus, il a été dressé le présent procès-verbal signé des membres du bureau. "

Le président Le secrétaire

(signature) (signature)

Michel BLASER Antoine SKALECKI

Les scrutateurs,

Simon DURLIQUE Gérard BALZA

(signature) (signature)

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(12) The Kingdom Hall Trust (Charity n° 275946) branche britannique de la Watch Tower Bible and Tract Society of Pensylvania). Qui édite, imprime, publie et possède le copyright pour les éditions bimensuelles des périodiques réservées au public et aux Témoins qui les distribue.

 

 

 

 

 

 

http://www.geocities.com/davy_tj/doc/droit/PA960501.htm *. (5) CF : Extraits concernant la présentation et le sommaire de l’audit financier des associations nationales des chrétiens Témoins de Jéhovah de France, Paris 11, Maison de la Mutualité Février 2000 : J.M Bockaert et J.C. Pons. Conférence de presse relatif à l’audit du Cabinet Grant Thornton Melton Street Euston Square, Londres NW1 2EP. In Le site officiel des Témoins de Jéhovah : " L’ " Association Les Témoins de Jéhovah " : historiquement, l’association enregistrée en 1947 subvenait aux besoins des membres de l’ordre religieux des Béthélites. Jusqu’en juin 1998, elle assurait l’impression des périodiques La Tour de Garde et Réveillez-vous ! l’achat de matériel et de biens divers à finalité humanitaire, tout cela à titre gratuit.* " On sait que l’ATJ lors de la construction du Béthel de Louviers faisait parvenir aux pays en développement des matériaux de construction par fret. Les offrandes reçues par l’ATJ par les Témoins de Jéhovah de France pendant quatre ans du premier janvier 1993 au 31 août 1996 et versées aux pays en développement à des fins humanitaires et pour permettre la construction de lieux de culte ont représenté la somme de 148 millions de francs selon ses propres propos révélés aux congrégations de France.

 

(13) Chotin Richard. Le clin d’œil du fiscaliste. Fraude fiscale : Dieu y reconnaîtra les siens ! Les petites affiches N°101.

 

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ANNEXES

SOMMAIRE

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  1. Notification fiscale de 300 millions de F……………………………………………………………………p.21

 

Communiqué de la Fédération chrétienne des Témoins de Jéhovah de France

 

2. Joints deux modèles de lettres fournies de protestation au Premier ministre et au Ministre de l’Economie, des finances et de l’industrie…………………………………………………….p.22

3. Après la taxation à 60% de l’Association Les Témoins de Jéhovah " L’heure est à l’action "…………………………………………………………………………………………………………………..………....….p.24

 

  1. Solidarité avec les témoins de Jéhovah les plus démunis en Afrique : AIDAFRIQUE………………………………………………………………………………………………………....p.26

5. En alimentant les associations nationales et leurs fonds, les congrégations de France

soutiennent l’Oeuvre mondiale d’évangélisation dit la Société………………………………….p.29

6. Ces prochaines semaines, plusieurs tribunaux vont rendre des décisions importantes relatives à la défense des intérêts du Royaume dans notre pays……………………………………........................p.31

7. Lettre lue le 8 juillet 2000 : " Mesure sans précédent dans l'histoire du monde associatif et totalement discriminatoire " disent les Témoins "……………………………………………………..............................……….p.34

6. Courrier lu le 3 octobre 2000………………………………………………………..…………………………..….p.29

7. Offrandes à Aidafrique : dons manuels et virements…………………………………………….….p.30

8. Le Béthel de France indique que la taxation des dons manuels impose l’impression des périodiques par le Béthel de Londres qui doit faire face à ce travail supplémentaire..p.37.

9. En marge de l'audit des associations nationales des Témoins de Jéhovah :

le surveillant de circonscription communique : ……………………………………………………………..…p.38

10. Offrandes à Aidafrique : dons manuels et virements………………………………………………...p.39

11. Lettre du Béthel. Annonce du jugement de la cour d’appel de Versailles……………….p.42

12. Un courrier de l’Association Les Témoins de Jéhovah : Dons manuels. Arrêt rendu le 28 février 2002………………………………………………………………………………......................…..p.44

 

 

 

 

 

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  1. Lettre de juin 1998 de l’Association Les Témoins de Jéhovah.

Notification fiscale de 300 millions de F

 

" Chers frères,

L’année dernière nous soulignions que les services fiscaux voulaient taxer à hauteur de 60% vos offrandes faites à l’Association Les Témoins de Jéhovah.

Nous vous informons que les services fiscaux maintiennent leur position. Nous avons récemment reçu une notification fiscale pour une somme de 300 millions de Francs ( trente milliards de centimes ).

Cela signifie que pour chaque billet de 100 F donné pour soutenir le culte de Jéhovah, on veut nous faire payer une taxe de 108 F. Par ailleurs, les Services fiscaux ont demandé qu’une hypothèque provisoire soit placée sur les biens possédés par l’Association Les Témoins de Jéhovah. Sur 4 ans, les offrandes versées à l’Association Les Témoins de Jéhovah se sont élevées en moyenne à 26 Francs par personne et par mois. Plus de 50% de la somme totale a été employée pour permettre à nos frères et sœurs d’Afrique de continuer à pratiquer leur foi.

La décision prise repose sur une mauvaise interprétation des textes de loi relatives à l’exercice du culte en France. Dès lors que les autres confessions religieuses sont dispensées de cette taxe, nous dénonçons cette mesure discriminatoire qui attente à nos droits fondamentaux de pratiquer librement notre religion en France.

Nous avons voulu vous faire connaître ces faits. Nous entendons réagir et défendre par tous les moyens légaux les intérêts du Royaume en France. Nous vous tiendrons au courant de l’évolution de la situation. Pour le moment, nous vous demandons de ne pas téléphoner au Béthel à ce sujet. De votre côté, vous pouvez dénoncer l’injustice qui nous est faite en écrivant individuellement aux personnalités mentionnées sur la liste jointe. Bien évidemment, tout en faisant état de votre indignation, ces courriers doivent rester respectueux. Il ne s’agit pas de mettre en cause l’Etat ou l’administration, mais seulement certains services fiscaux. On peut, au besoin, demander l’aide d’un frère ou d’une sœur à même de donner des suggestions pratiques pour la rédaction de telles lettres. L’occasion vous est ainsi offerte de montrer tout l’intérêt que vous portez à cette situation importante et critique et de soutenir les intérêts du Royaume.

Nous vous demandons de joindre vos prières aux nôtres afin que Jéhovah nous guide. En la circonstance, gardons présent à l‘esprit le passage d’Isaïe 41 verset 13 : "  Car moi Jéhovah ton Dieu, je saisis ta main droite, Celui qui te dit : " N’aie pas peur. Moi je t’aiderai. " Plus loin, le prophète Jérémie ajoute : " A coup sûr, ils combattront contre toi, mais ils ne l’emporteront pas sur toi car je suis avec toi, c’est là ce que déclare Jéhovah pour te délivrer. "

Ces paroles montrent que nous devons avoir une confiance totale en Jéhovah qui peut donner une issue favorable à cette question importante.

Nous vous assurons, chers frères, de tout notre amour fraternel.

ASSOCIATION LES TEMOINS DE JEHOVAH. "

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2. Joints deux modèles de lettres fournies de protestation au Premier ministre et au Ministre de l’Economie, des finances et de l’industrie

 

Joints deux modèles de lettres fournies de protestation au Premier ministre et au Ministre de l’Economie, des finances et de l’industrie :

1.

 

Monsieur U Monsieur le Premier Ministre

Adresse Hôtel de Matignon

57 rue de Varenne

75700 PARIS

Monsieur le Premier Ministre.

 

Je tiens à vous faire connaître par le présent courrier toute l’indignation que j’éprouve de savoir que la Directions des services fiscaux des Hauts de Seine Sud vient de taxer à hauteur de 60 % le denier du Culte des Français Témoins de Jéhovah.

Cette taxation ahurissante se voit appliquée pour la première fois à un mouvement religieux touchant plus de 200 000 citoyens de notre pays, qui, j’en suis certain jugent cette action profondément injuste et discriminatoire.

Je suis également certain qu’après examen de cette situation, vous Interviendrez pour que la liberté si chère à notre République soit défendue.

Dans cette attente veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de mon profond respect.

Signature

 

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2.

Monsieur et madame C. Lieu, le 20 juillet 1998

Adresse

 

 

Monsieur le Ministre de l’Économie

Des Finances et de l’Industrie

139, rue de Bercy

Teledoc 151

75572 PARIS CEDEX 12

Monsieur le Ministre,

La direction des Services Fiscaux des Hauts de Seine a décidé de taxer le denier du culte des Témoins de Jéhovah et réclame un montant de 300 millions de francs.

Nous sommes profondément choqués par cette mesure discriminatoire qui consiste à prélever de l’argent sur les offrandes que nous faisons par notre Eglise afin d’annoncer l’Evangile, soutenir les œuvres missionnaires, notamment dans les pays d’Afrique, ainsi que les autres besoins de notre culte. Nous sommes des citoyens exemplaires pour ce qui est de payer nos impôts et nous trouvons tout à fait anormal que nos dons soient ainsi lourdement taxés.

Cette imposition porte gravement atteinte à nos droits fondamentaux garantis par la Constitution même de notre pays puisqu’aux termes de son article 2 "  La France… assure l’égalité de tous les citoyens sans distinction… de religion. Elle respecte toutes les croyances ".

Le respect de la neutralité de l’ensemble des services publics impose que, conformément aux principes et engagements internationaux de la France, toute discrimination soit bannie, ce qui n’est pas le cas en l’espèce.

Nous espérons votre intervention afin de défendre notre droit à liberté religieuse et vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en notre considération distinguée.

Signature.

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3. Après la taxation

à 60% de l’Association Les Témoins de Jéhovah " L’heure est à l’action "

Lettre de juillet 1998

A toutes les congrégations de France,

 

Nous avons tous été encouragés à écrire aux autorités dans la lettre du 6 juillet adressée à toutes les congrégations de France. Ce courrier précisait que l’heure n’était pas à l’hésitation mais à l’action.

Chacun d’entre nous se devait ou se doit de se sentir concerné. Il y va, ne l’oublions pas frères et sœurs, de notre liberté de pratiquer notre foi en France, du maintien de notre culte dans notre pays, à ne pas devoir entrer dans la clandestinité. Voyez, nous en sommes là. Il est d’ailleurs précisé que cette situation ne concerne pas seulement la Société mais chacun d’entre nous. Nous vous encourageons donc à accorder à cette question toute l’importance que vous aviez peut-être déjà accordée, si vous ne l’avez pas encore fait, à écrire le plus rapidement possible aux autorités. C’est là la responsabilité de chacun d’entre nous.

Chacun d’entre nous doit considérer qu’il s’agit d’affirmer sa foi et de défendre de façon concrète les intérêts du Royaume de Dieu. L’heure, répétons-le, n’est pas à l’hésitation mais à l’action. N’hésitez pas à vous rapprocher, si vous ne savez pas rédiger ou si vous vous dites : " moi je ne sais pas comment faire, ce qu’il faut dire ", d’un frère ou d’une sœur qualifiés qui peuvent vous aider. Les anciens peuvent vous aider également. N’hésitez pas à leur demander conseil si vous pensez avoir quelques difficultés. Si des centaines de milliers de lettre sont envoyées, notre défense n’en sera que plus forte. Soyez-en convaincus. Que faut-il dire ?

On ne va pas demander de rentrer dans les détails. Il faut faire une lettre courte. Tout simplement indiquez votre indignation, notre indignation face à cette atteinte aux libertés, à vos libertés garanties par la Constitution française. Alors, on peut exprimer notre indignation de cette mesure qui est prise à l’encontre des Témoins de Jéhovah et de dire qu’il s’agit là d’une mesure discriminatoire. Pourquoi notre denier du culte serait soumis à taxe ? Pourquoi le denier du culte catholique ne serait-il pas soumis à la même taxe ? Cela recouvre les mêmes questions.

La mesure qui nous frappe est une interprétation, vous pouvez le dire dans votre lettre, erronée de la loi et une application discriminatoire puisque nous sommes la seule, donc mesure discriminatoire à l’égard des Témoins de Jéhovah, association à être taxée de cette façon. Alors, on l’a dit, une lettre courte, courtoise bien sûr, associée à une indignation et à une indignation respectueuse. Alors, évitons toute ,polémique dans cette lettre ou toutes formes d’attaques contre le gouvernement, restons courtois, mais disons notre indignation respectueuse.

 

La question de fond est de savoir si nous pratiquons un culte et si nos offrandes ont été faites pour soutenir notre religion ou non. Ce que nous donnons, c’est pour soutenir notre religion comme toutes les autres religions. Alors, comment considérons-nous les dons des Témoins de Jéhovah ? N’est-ce pas une taxation arbitraire ? Voilà ce que nous pouvons dire en gros dans votre lettre.

 

Alors, voisins, collègues de travail et amis qui souhaitent apporter leur soutien peuvent écrire, nous pouvons les encourager en leur disant d’écrire des lettres respectueuses.

 

Alors voilà, cette mesure touche l’Association Les Témoins de Jéhovah. Par contre, l’Association Cultuelle Et L’association Communauté chrétienne des Béthélites ne sont pas touchées par cette mesure. C’est pourquoi, nous continuons à soutenir l’œuvre. Les offrandes que vous faites actuellement dans les boîtes ne sont pas considérées, ne sont pas touchées par ces mesures. Alors, n’hésitez pas, continuons à nous montrer généreux dans nos offrandes. "

 

Vos frères

Association cultuelle

Les Témoins de Jéhovah de France.

N.B : propos in extenso du lecteur.

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4. Solidarité avec les Témoins de Jéhovah les plus démunis en Afrique

aide alimentaire médicale et matérielle aux populations d’Afrique dans le cadre d’une situation d’urgence œuvre d’enseignement biblique en permanence

ASSOCIATION AIDAFRIQUE

 

Lettre du 26 septembre 1999

 

Selon Le Ministère du royaume ( août 1997 page 4 ), " Les rapports indiquent qu’il n’y a seulement qu’une Salle du Royaume dans un pays qui compte 568 congrégations. Dans un autre pays, on en recense une pour 129 congrégations. Ailleurs encore, la proportion est d’une salle pour 41 congrégations. Dans plusieurs autres pays qui comptent au total plus de 1 000 congrégations, il n’a pas été possible de construire ne serait-ce qu’une Salle du Royaume et ce, à cause des difficultés économiques ". Qu’en est-il aujourd’hui ?

 

 

SOUTENIR L’ASSOCIATION AIDAFRIQUE :

AIDE ALIMENTAIRE MEDICALE ET MATERIELLE EN SITUATION D’URGENCE

ŒUVRE D’UTILITE PUBLIQUE CONTRE L’ANALPHABETISME PAR UN PROGRAMME D’ENSEIGNEMENT BIBLIQUE PERMANENT

 

 

 

" Il est possible aux frères de France d’exprimer leur solidarité avec leurs frères et sœurs, dans le besoin, en leur apportant une aide matérielle et spirituelle tant dans les situations d’urgence que dans d’autres occasions.

L’association AIDAFRIQUE peut donc apporter une aide alimentaire, médicale et matérielle aux populations d’Afrique dans le cadre d’une situation d’urgence et également soutenir nos compagnons les plus démunis dans le cadre de notre œuvre d’enseignement sur ce continent.

En effet, notre œuvre d’enseignement biblique est souvent considérée, à juste titre, comme étant d’utilité publique par de nombreuses autorités en Afrique.

Nous luttons contre l’analphabétisme et , de plus, les articles de REVEILLEZ-VOUS contiennent maints sujets consacrés à l’amélioration de la qualité de la vie ou de l’hygiène, là où existent des conditions de pauvreté extrêmes. Compte tenu de ce soutien de la part des autorités africaines dans certains pays, cette association pourra ainsi soutenir plusieurs activités liées à l’œuvre du Royaume.

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COMMENT SOUTENIR L’ASSOCIATION AIDAFRIQUE ?

 

 

Chaque membre de la congrégation pourra donc régulièrement faire une offrande à cette association. D’un point de vue pratique, une enveloppe pourra être glissée dans une enveloppe spéciale portant le nom " AIDAFRIQUE  " qui sera placée près des boîtes à offrandes de la Salle du Royaume ou dans l’Etude-livre. Pour l’instant, ces enveloppes ne sont pas placées puisqu’on ne les a pas encore reçues, néanmoins, il existe une boîte spéciale près des boîtes à offrandes et dessus, il y a une étiquette qui désigne l’association AIDAFRIQUE. Ceux qui le désirent pourront donc mettre leurs offrandes dans cette boîte à offrandes et les frères chargés des comptes verseront le contenu des enveloppes ainsi que le contenu de cette boîte sur le compte de l’association AIDAFRIQUE.

 

 

Cependant, il sera aussi possible d’envoyer directement cette enveloppe à l’association AIDAFRIQUE après l’avoir affranchie ( très bientôt, on va recevoir ces enveloppes avec le nom de l’association, il suffira de mettre un chèque dedans. Seuls les chèques pourront être envoyés ainsi par la poste ).

 

 

AIDAFRIQUE dispose aussi d’un compte CCP dont le numéro est mis à la disposition du public. Chacun peut peut ainsi librement procéder à un virement ou effectuer un dépôt à la poste selon les modalités de son choix.

 

LE NUMERO EST : ROUEN 6. 058. 33. T

 

La référence complète du compte est donnée. Là, rien qu’avec le numéro que je viens de vous donner, c’est suffisant. Cette lettre sera affichée au tableau, vous pourrez reprendre la référence complète du compte . Cette lettre sera affichée à la Salle du Royaume pendant plusieurs semaines, au besoin et à l’avenir, on pourra vous communiquer ce numéro.

 

Nous avons reçu de nombreuses lettres de reconnaissance de compagnons désirant soutenir l’œuvre en Afrique. Cette nouvelle disposition correspond à celle décrite par l’apôtre Paul à Corinthe relative à la même bonne volonté que nous pouvons manifester pour aider nos compagnons afin qu’une égalisation compense en ce moment ce qui leur est

 

Nous prions Jéhovah de soutenir cette disposition et nous vous remercions à l’avance de votre aide. Nous saisissons cette occasion pour vous assurer de tout notre amour fraternel.

 

VOS FRERES ASSOCIATION AIDAFRIQUE

 

 

P.S : Il s’agit donc d’une association d’aide humanitaire qui est reconnue comme telle. Les dons qui seront envoyés à cette association le seront sous le couvert de cette aide humanitaire et bénéficient des dispositions prises par la loi dans ce domaine. Chacun de nous est encouragé à apporter un soutien maximum à cette association sachant que, finalement, ce sont avant tout nos frères et sœurs qui vivent dans ces pays défavorisés qui pourront bénéficier de ce soutien.

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5. En alimentant les associations nationales et leurs fonds, les congrégations de France soutiennent l’Oeuvre mondiale d’évangélisation dit la Société.

Courrier lu le 10 mai 2000

" L'œuvre d'évangélisation qui inclut la production des publications a bien sûr un coût " dit la Société, " C'est pourquoi, nous tenons à vous féliciter de votre soutien au fonctionnement des installations où sont préparées les nombreuses publications et cassettes dont nous bénéficions. " Actuellement, les activités du Béthel sont réduites à cela.

De fait, le courrier du Béthel de Louviers présente ici l’activité des Béthélites au premier semestre 2000 dont à l’époque du contrôle d’activité par l’Urssaf en 1996 " 17% d’entre eux étaient affectés seulement à des activités d’impression et d’expéditions de publications. " (…) " Le contrat liant les membres de la Communauté est un contrat congréganiste résultant de la formulation des vœux, de l’adhésion à la Charte ecclésiale, véritable règle de vie religieuse, et de l’affectation par le Père Supérieur aux différentes activités ; si ce contrat et le contrat de travail ont en commun la réalisation d’une prestation, le lien entre les parties a un fondement radicalement différent ; en effet, " par sa finalité spirituelle et l’idéal qui l’inspire, l’activité religieuse ne constitue pas une prestation de travail ; elle ne saurait donc, à proprement parler, faire l’objet d’un louage de service. " (Cour d’Appel de Rouen. Dossier 1999004627. Mémoire de la C.C.B. déposé au greffe le 4 janvier 2000 p.60 )

 

 

"A toutes les congrégations de France,

Chers frères,

En février dernier, une lettre nous invitait à réfléchir individuellement dans la prière à notre soutien à l'œuvre mondiale d'évangélisation pour nos offrandes volontaires.

La nourriture spirituelle que nous recevons gracieusement et en abondance sous forme de publications, de livres, d'enregistrement audio et vidéo nous incitent à faire preuve de reconnaissance.

L'œuvre d'évangélisation qui inclut la production des publications a bien sûr un coût. C'est pourquoi, nous tenons à vous féliciter de votre soutien au fonctionnement des installations où sont préparés les nombreuses publications et cassettes dont nous bénéficions.

Par conséquent, en soutenant de nos offrandes volontaires la Communauté chrétienne des Béthélites et l'Association Cultuelle Les Témoins de Jéhovah de France, nous contribuons à l'œuvre mondiale d'évangélisation. ("  Pour votre gouverne, je vous signale que la Communauté chrétienne des Béthélites est soutenue par les congrégations du sud de la France et les congrégations du nord de la France soutiennent eux plutôt l'Association Cultuelle les Témoins de Jéhovah de France. " propos du lecteur -- )

Nous contribuons directement aux progrès de la Bonne nouvelle y compris dans des contrées les plus éloignées. Actes 10 : .Lecture.

Par ailleurs, notre lettre de février mentionnait également le rôle de l'Association pour la construction et le Développement des Lieux de Culte des Témoins de Jéhovah qui accorde des prêts sans intérêt aux congrégations qui ont des projets de construction de Salle du Royaume. Ce qui a été notre cas. Cette association gère le fonds de la Société pour Salles du Royaume. Comme l'expliquait le Ministère du Royaume de septembre 1999, une partie du fonds pour Salle du Royaume est consacrée aux congrégations dans les pays où il existe un besoin urgent de lieux de réunion. ( "  Alors une question est posée : "  Votre congrégation peut-elle soutenir le Fonds de la Société pour Salle du Royaume ? " Alors, il y est dit que le collège des anciens pourra présenter une résolution à la congrégation afin de soutenir par une offrande mensuelle le Fonds de la Société pour Salle du Royaume. Aussi, le collège des anciens va se réunir, je vous donne la teneur de la lettre, le collège des anciens va se réunir et présenter lors d'une prochaine réunion une résolution. (" Mais je pense que déjà vous êtes d'accord pour que nous prenions une résolution. Le montant, le Collège des anciens va examiner la chose. Je pense que vous êtes d'accord pour que la congrégation de Xxxxxxxxx soutienne ce fonds ? L'assistance : OUI. Donc, vous êtes d'accord, on vous présentera la résolution et vous vous manifesterez si vous êtes pour ou contre. " propos du lecteur " )

Nous pensons que les congrégations de France se réjouiront d'être en mesure d'apporter leur soutien à cette disposition prise au plan mondial par le Collège central en vue de favoriser la construction de Salles du Royaume afin qu'un plus grand nombre soit enseigné par Jéhovah.

Veuillez recevoir, chers frères, nos très chaleureuses salutations fraternelles.

 

Vos frères

Association cultuelle

Les Témoins de Jéhovah de France.

 

Alors, nous allons vous présenter cette résolution lors d'une prochaine réunion."

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6. Ces prochaines semaines, plusieurs tribunaux vont rendre des décisions importantes relatives à la défense des intérêts du Royaume dans notre pays

 

 

 

 

 

Lettre lue le 31 mai 2000

 

 

 

A toutes les congrégations de France,

 

            Chers frères,

 

            " Nous avons vécu un moment particulièrement joyeux au Béthel le mercredi 17 mai et nous espérons vous le faire partager sans retard.

 

            En effet, alors qu'un membre du Collège central nous visitait en tant que surveillant de zone, il a pu prendre connaissance des excellents résultats obtenus dans l'œuvre d'évangélisation au cours du mois d'avril et les dire à toute la famille du Béthel.

 

            Bien que les adversaires de la vérité pensent que leurs manœuvres de diffamation et d'intimidation sont couronnées de succès, nous constatons au contraire que notre activité en France a été marquée par trois nouveaux maximums :

 

 

1.      Le premier, c'est le chiffre inégalé de 12 349 pionniers auxiliaires. Jamais il n'y avait eu autant de pionniers auxiliaires et nous avons très largement atteint le chiffre de pointe précédent de 10 739 en avril 1989.

 

 

2.      Le second, c'est celui du nombre combiné de pionniers auxiliaires et de pionniers permanents. Il s'est élevé à 16 614 en avril, le second précédent était de 15 304 également en avril 1989.

 

 

3.      Le troisième maximum concerne la diffusion des périodiques : 1 740 405 diffusés en avril dernier. Imaginez l'ampleur du témoignage ainsi rendu !

 

 

Notez encore que 115 050 proclamateurs se sont dépensés dans l'œuvre d'évangélisation ce même mois. C'est le meilleur chiffre pour l'année de service en cours. C'est en fait le 4ème mois consécutif où nous enregistrons un accroissement du nombre de proclamateurs. Cela est également valable pour ce qui concerne le nombre d'heures passées dans le service, les nouvelles visites et les études bibliques.

 

Nous avons tenu à vous informer sans délai de ces bonnes nouvelles afin que vous vous réjouissiez avec nous. Votre amour pour Jéhovah, votre zèle et votre esprit positif ont porté leurs fruits et ont été bénis. Nous tenons à vous félicitez chaleureusement pour le bel esprit que vous manifestez.

 

 

Ces prochaines semaines, plusieurs tribunaux vont rendre des décisions importantes relatives à la défense des intérêts du Royaume dans notre pays. Il est possible que certaines de ces audiences soient commentées par les médias étant donné la publicité faite à leur sujet. Nous pensons qu'il est également approprié de vous donner quelques informations qui vous seront utiles :

 

 

1.      La première concerne une demande d'affiliation faite par la Communauté chrétienne des Béthélites, c'est à dire l'association qui gère le Béthel, à la Caisse des cultes, organisme de la sécurité sociale prenant en charge les membres des communautés religieuses. Cette caisse a refusé l'affiliation au motif que les Témoins de Jéhovah ne constituaient pas un culte. L'affaire sera examiné par la Chambre sociale de la cour d'Appel de Rouen le 30 mai 2000.

 

 

2.      En outre, le 8 juin prochain, le Tribunal correctionnel d'Evreux devra statuer sur une plainte déposée contre nous à la suite d'un accident dont a été victime un frère servant au Béthel au début de l'année 96. Ce frère a eu les extrémités de deux doigts sectionnés par une cisaille à métal. Cependant, les débats porteront sur la nature des activités déployées au Béthel. Sont-elles d'ordre religieux ou sont -elles soumises au droit commun du code du travail ? (" On voit bien où ils veulent aller" propos rapportés par le lecteur). Ces deux premières audiences soulèvent des questions importantes sur la réalité des activités au Béthel, celles-ci étant exclusivement dédiées aux intérêts du culte de Jéhovah.(" Nous n'en doutions pas un seul instant bien sûr" propos du lecteur ?)

  

3.      Finalement, la réclamation de l'Association Les Témoins de Jéhovah concernant la taxation à hauteur de 60% des offrandes reçues par cette association sera plaidée devant le Tribunal de grande instance de Nanterre à l'audience du 20 juin prochain.

 

 

Les échéances juridiques que nous vous avons exposées sont le résultat de démarches entreprises pour contrer les attaques dont a été l'objet le peuple de Jéhovah dans notre pays. Evidemment, nous ne manquerons pas de vous informer des décisions qui seront rendues par ces différentes juridictions au cours des prochains mois.

 

 

Par le moyen de la prière, nous avons tous le privilège de nous associer à ces démarches visant à défendre les intérêts du Royaume dans notre pays. En I Timothée 2 :1 et 2, l'apôtre Paul parle de prières faites à propos de toutes sortes d'hommes, à propos de rois et de tous ceux qui sont haut placés. La suite des paroles de l'apôtre indiquent que de telles prières sont en définitive en faveur du peuple de Dieu afin, dit-il, que nous puissions continuer à mener une vie calme et paisible dans un parfait attachement à Dieu et en toute dignité. Les chrétiens du 1er siècle ont donc prié au sujet des menaces dont ils étaient l'objet selon Actes 4 : 23 à 30. Nous lirons le verset 29 : " Et maintenant , Jéhovah, sois attentif à leurs menaces, et accorde à tes esclaves de continuer à dire ta parole avec une pleine hardiesse." Jéhovah Dieu prend manifestement en compte l'ampleur de la préoccupation exprimée par ses serviteurs en tant que groupe et il agit lorsque ceux-ci collectivement montrent une vive préoccupation ou sont unis dans leurs aspirations. La prière, qu'elle soit privée ou publique, nous permet de lui exprimer notre préoccupation. Exode 2 : 23 à 25.

 

 

Unis à vos côtés, nous prions pour que Jéhovah nous accorde sa direction afin de nous permettre de protéger et de défendre les intérêts du Royaume dans notre pays.

 

Nous vous assurons, chers frères, de tout notre amour chrétien."

 

                                                                       Vos frères

                                                                       Association cultuelle

                                                                       Les Témoins de Jéhovah de France.

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7. T.G.I. de Nanterre le 4 juillet 2000 : « Mesure sans précédent dans l'histoire du monde associatif  et totalement discriminatoire » disent les Témoins

 

 

La taxation de l'Association à hauteur de 60% est plus qu' "une mesure sans précédent dans l'histoire du monde associatif ", elle est " totalement discriminatoire puisqu' elle est seulement appliquée à notre association alors que la France en compte plus de 700 000  réaffirment les Témoins !  Alors que le Conseil d'Etat vient de rendre en date du 23 juin dernier une décision portant sur l'exonération de la taxe foncière à deux associations locales pour le culte et qualifiée par le Béthel comme "la plus importante décision de justice concernant les Témoins de Jéhovah obtenue à ce jour dans notre pays", le Tribunal de grande instance de Nanterre vient de débouter l'Association Les Témoins de Jéhovah de l'ensemble de ses demandes et se ranger à la thèse des services fiscaux qui avaient déjà rejeté une réclamation formulée par l'Association et " maintenu leur volonté de taxer à hauteur de 60 % les offrandes reçues entre 1993 et 1996 " . Voir en infra les motifs de la décision extraits des minutes.

 

Lettre lue le 8 juillet 2000

 

 

" A toutes les congrégations de France,

 

Chers frères,

 

Le 26 juin dernier, nous vous avons écrit pour partager avec vous une excellente nouvelle en rapport avec les récents arrêts du Conseil d'Etat, la plus haute cour administrative du pays qui a conféré à deux associations locales le statut d'association cultuelle. Ces décisions devraient créer une jurisprudence applicable à l'ensemble des associations locales qui sont propriétaires de Salle du Royaume à travers le pays. Nous nous en réjouissons beaucoup.

 

Vous savez d'autre part que depuis deux ans, un litige nous oppose aux services fiscaux à propos de leur volonté de taxer à hauteur de 60% les offrandes reçues entre 1993 et 1996 par l'Association Les Témoins de Jéhovah, l'une des associations utilisées sur le plan national.

 

Les services fiscaux ont reconnu effectivement le caractère non lucratif et la gestion totalement désintéressée de l'Association. Toutefois, ils ont maintenu leur volonté de taxer à hauteur de 60% les offrandes reçues par l'Association, une mesure sans précédent dans l'histoire du monde associatif en France. Nous avons introduit un recours devant le tribunal de Nanterre pour contester cette imposition. En rendant sa décision le 4 juillet 2000, le tribunal a confirmé la thèse des services fiscaux. La taxation est donc maintenue.

 

Nous estimons que cette mesure est totalement discriminatoire puisqu'elle est seulement appliquée à notre association alors que la France en compte plus de 700 000 ! En totale harmonie avec le Collège central, il a donc été décidé de faire appel de cette décision devant la cour d'appel de Versailles. Nous ignorons quand sera rendu le jugement de ce tribunal, mais nous vous tiendrons informés dès que nous obtiendrons cette décision de justice. ( "Il y aura possibilité après d'aller plus loin" propos du lecteur.)

 

Nous avons à cœur de faire la volonté de notre Dieu et nous incitons l'ensemble des frères du pays à soutenir spirituellement et matériellement l'ensemble des activités théocratiques. Toutefois, prenez note de cela : l'Association Cultuelle des Témoins de Jéhovah de France, la Communauté chrétienne des Béthélites, l'Association pour le Développement des Lieux de Culte des Témoins de Jéhovah et l'Association humanitaire Aidafrique ne sont pas concernées par cette taxation et peuvent donc continuer à recevoir normalement vos offrandes religieuses.

 

Nous vous remercions par avance pour le soutien fidèle que vous continuerez à apporter à l'œuvre du Royaume.

 

Nous prions Jéhovah de vous apporter sa bénédiction et son esprit saint pour franchir les obstacles que les ennemis du Royaume souhaitent dresser à la bonne nouvelle.

 

Nous gardons une confiance absolue en Dieu, sachant qu'il constitue un refuge véritable. "Nous pouvons ensemble prendre Isaïe 25 : 4 et 5, nous y lisons : "Car tu es devenu une forteresse pour les petits, une forteresse pour le pauvre dans la détresse qu'il endure, un refuge contre la tempête de pluie, une ombre contre la chaleur, lorsque le souffle des tyranniques est comme une tempête de pluie contre un mur. Comme la chaleur dans une terre aride, tu soumets le vacarme des étrangers, la chaleur par l'ombre d'un nuage. La mélodie des tyranniques s'éteint."

 

Nous remettons cela entre les mains de Jéhovah, confiants que la solution sera accordée pour le plus grand bien de ses serviteurs.

 

Recevez, chers frères, l'expression de notre profond amour fraternel. "

 

 

Dénomination de l'expéditeur non lu.

 

 

Extrait des minutes. Copie.  N° B.O. : 99/14939, jugement du 4 juillet 2000 :

 

" Le 23 novembre 1999, l'Association a assigné le Directeur des services fiscaux des Hauts de Seine Sud aux fins de voir : à titre principal, juger qu'il n'y a pas lieu à taxation sur le fondement de l'article 752-2 du code général des impôts, faute pour elle d'avoir révélé à l'administration fiscale la perception de dons manuels, à titre subsidiaire, juger que les sommes taxées constituent des versements exonérés sur le fondement des articles 200-3 et 795-10 °du code général des impôts, en tout état de cause, annuler la notification de redressement et l'avis de mise en recouvrement avec toutes conséquences légales, condamner celui-ci à lui verser une indemnité de 300 000 F au titre de l'article 700 du nouveau code de procédure civile."

 

Les motifs de la décision portaient :

 

·        sur la violation de la loi du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés,

·        sur l'application de l'article 757 du code général des impôts,

·        sur les atteintes aux droits et libertés de l'Association,

·        sur le caractère discriminatoire des mesures fiscales."

 

" En rendant sa décision le 4 juillet 2000, le tribunal a confirmé la thèse des services fiscaux. La taxe est donc maintenue. En totale harmonie avec le Collège central, il a donc été décidé de faire appel de cette décision devant la cour d'appel de Versailles."

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8. Le Béthel de France indique que la taxation des dons manuels impose l’impression des périodiques par le Béthel de Londres qui doit faire face à ce travail supplémentaire

 

 

 

« La filiale de Grande Bretagne nous signale (…) qu’ il ne lui est plus possible d’accepter les visites du Béthel à Londres. »

 

« Les frères de la filiale de Londres regrettent d’avoir dû prendre cette décision en raison de règles de sécurité qu’ils se doivent d’observer. Ils ont été très heureux de recevoir un grand nombre de visiteurs dans le passé lorsque cela était possible. De notre côté, nous apprécions vivement le travail supplémentaire qui s’accomplit par les frères de cette filiale afin de nous approvisionner régulièrement en périodiques. »

 

Courrier lu le 3 octobre 2000

 

 

 

 

« A toutes les congrégations de France,

 

Chers frères,

 

 

            La filiale de Grande Bretagne nous signale qu’en raison de la charge accrue de travail qu’il lui incombe actuellement et de l’encombrement de ses locaux qui en résulte, il ne lui est plus possible d’accepter les visites du Béthel à Londres.

 

 

            Nous désirons porter ces informations à votre connaissance afin de vous éviter toute déception au cas où des frères ou des congrégations entreprendraient un voyage en Angleterre dans le but précis de visiter le béthel.

 

 

            Les frères de la filiale de Londres regrettent d’avoir dû prendre cette décision en raison de règles de sécurité qu’ils se doivent d’observer. Ils ont été très heureux de recevoir un grand nombre de visiteurs dans le passé lorsque cela était possible. De notre côté, nous apprécions vivement le travail supplémentaire qui s’accomplit par les frères de cette filiale afin de nous approvisionner régulièrement en périodiques.

 

 

            Soyez assurés, chers frères, de tout notre amour fraternel. »

 

 

                                                                                  Vos frères

                                                                                  Association Cultuelle

                                                                                  les Témoins de Jéhovah de France.

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9. En marge de l'audit des associations nationales des Témoins de Jéhovah :

le surveillant de circonscription communique

 

 10 Février 2000

 (…)L’œuvre consistant à prêcher et à faire des disciples est aujourd’hui entièrement soutenue par des offrandes volontaires. Alors, dans la Salle du Royaume, se trouvent des boites portant la mention :

 

 

·                  « OFFRANDES POUR LE CULTE », suivie du nom de l’Association nationale. Pour nous, c’est l’« ASSOCIATION CULTUELLE LES TEMOINS DE JEHOVAH DE FRANCE. »

 

·                  Les «  OFFRANDES POUR MATTHIEU 24 : 14 » sont à déposer dans la boite à offrandes de l’association que nous venons de mentionner.

 

·                  Quant à la boite mentionnant « ASSOCIATION LOCALE », nous savons qu’elle est destinée à recevoir les offrandes pour l’entretien de notre propre Salle du Royaume.

 

Si quelqu’un a pour habitude de faire une offrande quand il se procure des publications, eh bien, son offrande n’est pas que pour les imprimés uniquement, ça c’est clair. Les offrandes que l’on met donc pour l’Association nationale, ce n’est pas que pour les imprimés mais pour tout ce qu’implique l’ « Œuvre mondiale ». Alors, c’est une chose que l’on sait mais que l’on rappelle.

 

Que nous prenions ou non des publications, en faisant régulièrement des offrandes, nous démontrons notre désir de voir l’œuvre s’étendre. peut-être quelqu’un d’entre nous ont pris des dispositions, que ce soit par semaine, par quinzaine ou mensuellement, de mettre quelque chose de côté pour prévoir le soutien du culte. C’est une manifestation bien comprise d’amour. En fait, notre Créateur est un Dieu extraordinaire, c’est-à-dire que l’on sait qu’Il n’a pas besoin de nous . S’il voulait lui-même soutenir son œuvre, il n’aurait pas besoin de nous. Il manifeste une pleine confiance dans la générosité de son peuple. Il ne s’est pas trompé avec le peuple d’Israël, il ne s’est pas trompé avec nos compagnons du 1er siècle, on espère bien qu’il continuera de ne pas se tromper avec nous à la fin de ces derniers jours, malgré qu’ils soient difficiles.

 

On se souvient de la veuve qui avait mis 2 petites pièces et de la réaction de Christ. Même les petits dons, les choses qui paraissent insignifiantes, ce sont des choses qui ont beaucoup de valeur aux yeux de Jéhovah. En Luc 2 : 24, les actions de cette femme démontraient qu’elle aimait Jéhovah, qu’elle appréciait ses bienfaits et qu’elle était consciente qu’il continuerait à pourvoir à ses besoins. C’est animée d’une telle confiance qu’elle a mis tout ce qu’elle pouvait. On voit ses motivations et sa générosité. (…) »

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10. Offrandes à Aidafrique : dons manuels et virements

 

 

         Le soutien à Aidafrique s’est étendu aux camps de réfugiés de Tanzanie, d’Angola et de la République démocratique du Congo.

 

         Le Béthel informe qu’Aidafrique est habilité à délivrer des reçus de déductibilité fiscale permettant aux donateurs de bénéficier d’une réduction d’impôts. «  Cela concerne les dons effectués par chèque ou virement »

 

         Le lecteur du courrier du Béthel indique que les versements en espèces dans les enveloppes formatées à Aidafrique à Louviers et déposées dans une des boites à offrandes constituent des dons inconnus. « Les billets de banque sont des biens meubles dont le droit est incorporé au titre, en sorte que ceux-ci peuvent valablement faire l’objet d’un don manuel.(…) Toutefois, le virement bancaire ne constitue pas, en soi, un don manuel. En effet, le virement de compte à compte est traditionnellement analysé par la doctrine et la jurisprudence comme une opération juridiquement neutre, ne révélant pas sa cause et, dès lors, ne produisant pas l’effet lié à une donation en tant que telle. Tout au plus, ce n’est que lorsqu’il est démontré que le virement est effectué dans une intention libérale que ce virement est alors analysé comme une donation indirecte, laquelle ne requiert aucune condition de forme particulière pour être valable.

 

 

Courrier lu le 29 novembre 2000

 

 

« A toutes les congrégations de France,

 

Chers frères,

 

            Nous voudrions vous remercier de votre très large soutien à l’association Aidafrique. Grâce à vos offrandes, des milliers de frères confrontés à la guerre et aux troubles civils ont été secourus au cours des derniers mois.

 

·        A titre d’exemple, un secours groupant plus de 25 tonnes de dons humanitaires a été envoyé à destination de camps de réfugiés de Tanzanie en mars dernier. Il comprenait 183 cartons de vêtements, 150 cartons de chaussures et 17 machines à coudre reçus en dons du Béthel de Belgique et des fauteuils roulants. Une opération actuellement en cours en Tanzanie nous a conduits à expédier 1 280 sièges, cartons de livres scolaires et 3 containeurs de vêtements. Cette aide apportée par Aidafrique aux populations déplacées est appréciée des autorités.

 

·        En mai dernier, comme vous le savez, l’ambassadeur de Tanzanie est venu dans nos locaux à Louviers pour rencontrer les frères en charge de ces missions.

 

·         En septembre dernier, 3 containeurs de vêtements et de médicaments ont été expédiés à nos frères et sœurs d’Angola.

 

·        Une œuvre régulière est dirigée vers la République démocratique du Congo. Ce pays compte plus de 118 000 proclamateurs. En une année, 115 tonnes de produits alimentaires et plusieurs containeurs de vêtements lui ont été acheminés. Nous coopérons avec 11 Comités de secours formés de frères de l’Est du Congo qui s’occupent de la répartition.

 

Ce sont là des exemples d’actions menées au cours des derniers mois.

 

Vous serez également intéressés d’apprendre

que notre œuvre d’enseignement biblique est considérée, à juste titre,

comme une œuvre d’intérêt général dans plusieurs pays d’Afrique.

 

Cela permet à l’association Aidafrique d’envoyer dans ces pays les matériaux de construction pour les Salles du Royaume.

 

 

Les frères et sœurs qui bénéficient de notre soutien vous en sont très reconnaissants. Vous avez à cœur l’exhortation consignée en Jacques 2 : 15 à 17 : «  Si un frère ou une sœur se trouvent nus et manquent de la nourriture quotidienne, [et] que pourtant l’un de vous leur dise : « Allez en paix, restez au chaud et continuez à bien vous nourrir », mais que vous ne leur donner pas ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ? De même aussi la foi, si elle n’a pas d’œuvres, est morte en elle-même. » Votre foi est bien vivante et nous tenons à vous en féliciter.

 

           

         Nous profitons de ce courrier pour vous informer que l’association Aidafrique a été autorisée à délivrer des reçus de déductibilité fiscale permettant aux donateurs de bénéficier d’une réduction d’impôts. Cela concerne les dons effectués par chèque ou virement.

 

« Bien sûr, il y a des enveloppes ici et si vous remettez les dons dans les boites, ce sont des dons inconnus en quelque sorte. Alors là donc, si vous désirez une réduction d’impôts, vous pouvez envoyer vos dons directement par chèque ou virement» La Société souligne : nous n’avons pas prévu de délivrer systématiquement un reçu fiscal. Nous serons heureux de vous le délivrer sur simple demande de votre part. Donc, si vous envoyez un don directement à Aidafrique, il vous faut également mettre un petit mot le demandant, en spécifiant que vous désirez avoir un reçu pour bénéficier d’une réduction d’impôt. Par ailleurs, nous vous précisons que l’un des numéros de C.C.P. d’Aidafrique sera disponible au tableau d’affichage. Donc, on vous communiquera ce numéro.

 

 

En conclusion il est dit : Nous sommes très touchés de vos marques d’affection fraternelle et nous prions Jéhovah de bénir vos actes de miséricorde en faveur de nos compagnons chrétiens défavorisés.

 

Recevez, chers frères, l’expression de notre profonde reconnaissance. »

 

                                                                       Identité de l’expéditeur non précisée.

 

Donc, ce document sera affiché en permanence au tableau d’affichage de la congrégation. Alors là, il est précisé le numéro de C.C.P. de l’association destiné au versement individuel, soit que vous faites un versement à partir d’une agence postale, le numéro est indiqué, soit que vous faites par virement bancaire, l’autre numéro est précisé.  

 

 

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12. Un courrier de l’Association Les Témoins de Jéhovah : Dons manuels

arrêt rendu le 28 février 2002

 

 

           A propos de son actualité judiciaire, le 19 novembre 2001, l’ACTJF informait que la Cour d’appel de Rouen avait rendu le 17 septembre 2001 [1][1] un arrêt « qui confère aux activités du Béthel un caractère strictement religieux » (cf. la lettre jointe de l’ACTJF) et en donnait des extraits. Le procureur général, disait-elle, avait fait appel de cette décision et le jugement définitif de la Cour de cassation interviendra ultérieurement.

 

           Le second procès évoqué concernait la taxation à 60 % des dons manuels jugé en appel interjeté par l’Association Les Témoins de Jéhovah le 14 janvier 2002. Un mois et demi de délibéré  vidé le 18 février 2002, semble court pour une affaire du moins complexe sinon capitale pour l’association.

 

          Le courrier du 19 novembre indiquait pour mémoire qu’au cours de l’année de service écoulée soit du 1er septembre 2000 au 31 août 2001, la somme de 4 700 000 F ou 716 510 euros a été consacré au financement de missions humanitaires dans les camps de réfugiés en Tanzanie notamment.

                                                        Courier lu le 29 janvier 2002

 

« Chers frères,

 

            Nous désirons vous donner quelques nouvelles concernant la taxation hauteur de 60 % des offrandes reçues par l’Association Les Témoins de Jéhovah entre 1993 et 1996.

 

            Le 14 janvier dernier, comme prévu et annoncé, la requête présentée par notre association visant à contester l’interprétation des services fiscaux a été entendue par la Cour d’appel de Versailles. Nous sommes conscients que vous avez été nombreux à prier Jéhovah au sujet de cette affaire et nous profitons de ce courrier pour remercier ceux qui ont adressé des témoignages d’affection au Béthel. Sachez que ces encouragements ont été appréciés.

 

            Après avoir écouté les différentes plaidoiries, la cour a annoncé que son arrêt sera rendu public le 28 février 2002. Les dispositions seront prises pour informer rapidement les congrégations du pays.

 

            Nous vous prions donc de ne pas appeler le Béthel à ce sujet.

 

            Dans l’attente de cette décision, nous nous en remettons à Jéhovah confiant dans cette direction et nous continuons à le prier.

 

            Quelque soit l’issue de cette affaire, nous sommes déterminés à tout faire pour glorifier notre Créateur en particulier en étant actif dans l’œuvre consistant à rendre témoignage à son nom et à son Royaume.

 

            Vous souhaitant la bénédiction divine dans votre service, nous vous assurons, chers frères, de toute notre affection fraternelle.

 

Vos frères Association Les Témoins de Jéhovah

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13. lecture d’un courrier de confirmation de la taxation des offrandes à l’ATJ

 

Courrier du Béthel du Béthel du 5 mars 2002

 

 

« les juges se livrant à une interprétation de la loi sur  

la taxation des dons manuels applicables en principe aux seuls individus » (…)

 Cependant, ils admettent implicitement que cette loi est inadaptée en soulignant dans la motivation ‘‘qu’il n’appartient au juge de réformer ou corriger la loi, si inadéquate soit-elle’’.

 

 

 

« A toutes les congrégations,

 

Chers frères,

 

Ce jeudi 28 février 2002, la Cour d'appel de Versailles a confirmé la mesure prise par les services fiscaux visant à taxer rétroactivement les offrandes reçues par l’Association Les Témoins de Jéhovah à hauteur de 60 % pour la période de 1993 à 1996.

 

            Bien entendu, cette mesure de taxation concerne uniquement l’une des associations nationales utilisées pour l’exercice du culte. L’arrêt confirme le caractère non lucratif et non commercial de l’Association Les Témoins de Jéhovah et le fait que sa gestion est totalement désintéressée. L’arrêt ne relève ni irrégularité ni infraction dans la gestion de l’association.

 

            Par ailleurs, la Cour d’appel prend acte du fait que les seules ressources de l’association sont des offrandes pour le culte. Toutefois, les juges se livrant à une interprétation de la loi sur la taxation des dons manuels applicables en principe aux seuls individus, dans le cadre de la transmission des patrimoines familiaux, élargissent le champ d’application de cette loi aux associations. Cependant, ils admettent implicitement que cette loi est inadaptée en soulignant dans la motivation ‘‘qu’il n’appartient au juge de réformer ou corriger la loi, si inadéquate soit-elle’’. Au-delà du cas d’espèce de l’Association Les Témoins de Jéhovah, cet arrêt de la Cour d’appel de Versailles constitue une menace pour l’ensemble du monde associatif par l’insécurité juridique désormais créée.

 

            Il va de soi que nous allons continuer à nous battre sur le plan juridique pour défendre les droits de l’Association Les Témoins de Jéhovah. Dans les prochaines semaines, l’association introduira probablement un pourvoi en cassation contre l’arrêt de la Cour d’appel de Versailles.

 

            Cet arrêt de la Cour d’appel n’affecte pas les associations cultuelles locales qui gèrent les Salles du Royaume et les Salles d’Assemblée, associations qui existent conformément à la loi de 1905 et dont deux arrêts du Conseil d’Etat en date du 23 juin 2000 ont confirmé le caractère cultuel. La décision de la Cour d’appel de Versailles n’affecte pas non plus les autres associations nationales utilisées pour assurer le fonctionnement du culte et que vous soutenez par vos offrandes. Nous sommes conscients que Jéhovah continuera de bénir les efforts entrepris pour pratiquer son culte dans notre pays et qu’en définitive, c’est sa volonté qui s’accomplira.

 

            Nous vous écrirons prochainement pour vous donner davantage d’informations sur l’ensemble de cette question. Nous allons tous continuer à faire preuve de courage étant absolument convaincus que « si cette œuvre vient des hommes elle sera renversée ; mais si elle vient de Dieu, elle ne sera pas renversée » selon le livre des Actes 5 : 38 et 39.

 

            Recevez, chers frères, notre chaleureux amour fraternel et notre soutien affectueux. »

 

Vos frères,

Association Cultuelle

Les Témoins de Jéhovah de France

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© Gilles Briche.


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